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De la suie a été retrouvée à plusieurs endroits de la commune.

Le jeudi 26 septembre, un terrible incendie a frappé l’usine Lubrizol de Rouen. Aujourd'hui, une semaine après les faits, les bâtiments sont totalement détruits et le calme est revenu sur place. Mais l'incendie n'a pas pour autant terminé de faire parler de lui. Car l'épais nuage de fumées qui s'est formé pendant l'incendie a laissé des traces. Au figuré mais aussi au propre. Dès le lendemain de l'incendie, le nuage de fumées a en effet survolé la Belgique. Suites aux précipitations, ces fumées ont été lavées et puis dispersées par le vent mais des habitants ont observé des dépôts localisés de suie.

Notamment à Ecaussinnes où le phénomène a été rapporté par plusieurs personnes. La commune veut toutefois tempérer. "Suite à un contact avec la Cellule Permanente Environnement-Santé du Service public de Wallonie (CPES), aucun échantillonnage ne permet d’affirmer qu’Ecaussinnes est la commune la plus impactée de la Province du Hainaut", assure le bourgmestre Xavier Dupont. "Il est impossible, à l’heure actuelle, de mesurer l’impact réel des retombées sur le territoire de la commune. La nature de la suie n’est, par ailleurs, pas connue à ce jour."

La commune demande tout de même à ses habitants qui auraient été en contact avec de la suie de prendre certaines précautions. "Il vaut mieux prévenir que guérir. Selon la CPES, il est préférable de faire le tour de sa propriété afin de localiser d’éventuelles retombées. Dans la mesure du possible, afin d’éviter une éventuelle contamination du sol, prélever et évacuer la suie dans un sac plastique fermé à placer dans le conteneur "déchets résiduels". Pour ce faire, mieux vaut protéger peau et voies respiratoires. Rincer souliers et gants avant de rentrer dans l’habitation et ne pas nettoyer les vêtements utilisés en même temps que le linge."

En ce qui concerne les fruits et légumes du jardin, ceux-ci peuvent être consommés sans risque une fois lavés et/ou épluchés puisque la suie ne pénètre pas dans ces aliments. Selon Alfred Bernard, professeur de toxicologie à l'UCL, les risques de contamination chez nous sont assez improbables. “Il faut prendre en compte le fait qu’il a plu. Les gouttelettes de pluie sont tellement fines qu’elles sont impossibles à inhaler. Et pour que nos cultures soient contaminées, il faudrait que l’exposition soit chronique, mais étant donné la dispersion, les risques sont faibles et dérisoires. Surtout au vu des substances cancérigènes que nous absorbons au quotidien."