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Les travaux de rénovation viennent de débuter dans la bâtisse.

Ils sont discrets mais bien réels. Les travaux au sein de l'église du Sacré-Coeur d'Ecaussinnes ont commencé depuis quelques jours. En août 2018, la commune avait racheté le bâtiment. Cinq mois plus tard, le collège communal avait désigné les entreprises pour ce marché de réhabilitation estimé à 400 000 euros. Le chantier a aujourd'hui pu débuter par une phase de sécurisation de l'édifice.

Le projet global reprend notamment le traitement de la mérule, le placement de filets de sécurité sur le clocher, la fermeture et la sécurisation de toutes les baies, le démontage de la toiture du clocher et le placement d’une étanchéité synthétique provisoire, la pose de nouvelles toitures plates au droit des deux annexes arrières du bâtiment, la pose de nouvelles toitures en panneaux sandwich isolés au niveau de la nef et du bas-côté ouest, la stabilisation et le traitement des charpentes existantes ou encore l’enlèvement de la végétation en façade.

D’un point de vue fonctionnel, l’aménagement prévoit de subdiviser l’édifice en trois espaces à la fois distincts et complémentaires qui pourront s’adapter très simplement suivant la configuration voulue. Ce qui permettra de réaffecter l'église de différentes manières. Musée, salle d'exposition, salle de spectacle ou espace multi-fonctionnel, les possibilités sont nombreuses. "Nous allons porter le point de la future affectation au niveau de la Commission locale de développement rural (CLDR)", explique le bourgmestre Xavier Dupont (PS). "La décision sera donc participative."

La CLDR compte actuellement 44 membres effectifs et suppléants dont 33 issus de la société civile et 11 membres du conseil communal. 

Ces dernières années, ce bâtiment a souffert d'un grand manque d'entretien. Suffisant pour que la fabrique d'église ne puisse plus en assumer les frais et décide de s'unir à la fabrique d'église Saint-Rémy. L'église du Sacré-Cœur a donc été mise en vente et c'est la commune d'Ecaussinnes qui s'est portée acquéreur. Après désacralisation des lieux, le bâtiment est devenu une propriété communale le 6 août dernier.