On le sait, avec la crise sanitaire, une crise économique s’est rapidement enchaînée. L’annulation d’évènements cruciaux a coûté cher à nos communes. Ajoutez à cela, les aides apportées pour les secteurs durement impactés par la crise. Un cocktail difficile à gérer et dont l’impact se fait ressentir sur les comptes. C’est notamment le cas à Ecaussinnes, où la perte est actuellement estimée à un million d’euros.

Il est encore relativement tôt pour pouvoir mesurer l’impact de la crise sur les finances, par rapport aux prévisions initiales. "Dans ce million, il y a à la fois une diminution par rapport aux prévisions des impôts sur les personnes physiques", explique le bourgmestre, Xavier Dupont. "Il y a les dépenses effectuées en termes d’acquisition de matériaux sanitaires, comme les masques pour la population. Au niveau de la taxe industrielle, il y a une diminution conséquente par l’arrêt de certaines lignes de production notamment à cause de la pandémie."

Mais pour les élus, la situation n’est pas alarmante grâce à une gestion en tant que bon père de famille. Malgré tout, certains points inquiètent l’opposition. Elle pointe du doigt l’augmentation des dépenses de personnel. Par rapport à 2019, une augmentation des dépenses du personnel est observée, puisqu’on passe de 6.982.177 euros à 7.259.186 euros en 2020. Par contre, on constate une diminution des recettes du personnel.

« Ces frais de personnel augmenteront encore à l’avenir suite au renforcement de la cotisation de responsabilisation qui induira l’an prochain le doublement du montant à prévoir "de 77.087 à 145.552 euros entre 2020 et 2021, et ces montants continueront d’augmenter jusqu’en 2025 ! C’est une bombe à retardement", déplore Sébastien Deschamps (Ensemble). Pourtant, la majorité se veut rassurante : "dans les prochains mois, il faudra vraisemblablement procéder à de nouvelles nominations pour ne pas avoir à payer ces cotisations de responsabilisation", ajoute Xavier Dupont. "Nous préférons que les données arrivent dans les poches de nos agents, et pas dans les poches de l’état, ce qui est relativement logique."

Pour le conseiller Ensemble, la majorité va très rapidement être contrainte de limiter les nouveaux engagements, et de ne plus remplacer les départs à la pension, une règle en vigueur à l’Administration wallonne depuis près de 15 ans. Mais pour la majorité, il est hors de question de procéder à cette pratique. Le remplacement du personnel se fait au cas par cas. "Il ne rentre pas dans nos intentions immédiates de procéder à une politique qui viserait à réduire de manière considérable les emplois au sein de la commune", poursuit le bourgmestre. "Nous nous sommes toujours engagés vis-à-vis des organisations syndicales de pouvoir maintenir l’emploi au sein de notre commune."