Centre

Un très beau cadeau pour célébrer le centenaire de l’établissement.

Après plusieurs mois de réflexion, de requêtes multiples et d’analyse, le septième art n’a jamais été aussi proche de ressusciter dans la Cité de l’Amour. Yves Verly, un cinéphile écaussinnois aujourd’hui parti vivre à Bruxelles, a trouvé le moyen de mener à bien son projet de reprise du cinéma Le Royal qui était initialement bloqué par la taille du financement mais aussi par les contraintes sécuritaires.

Le problème principal était lié aux sorties de secours. Depuis la première vie du Royal, les exigences ont en effet été revues à la hausse. Les sorties de secours doivent être situées à l’opposé des entrées. « Mais j’ai présenté un nouveau projet d’implantation aux pompiers et ceux-ci ont marqué leur accord », se réjouit Yves Verly. « L’astuce est que la salle sera retournée de façon à pouvoir sortir par l’entrée actuelle. Cette fois, j’ai donc tous les éléments en mains pour réaliser ce projet. »

Il ne reste désormais plus qu’à convaincre les autorités écaussinnoises afin d’obtenir une participation au financement de ce projet estimé à près de 600 000 euros, dont 200 000 euros pour l’achat du bâtiment mis en vente par les enfants des illustres tenanciers de l’époque. « Sans aide de leur part, je ne pourrais rien faire », assure Yves Verly qui leur va prochainement leur présenter les plans définitifs du projet.

Dominique Faignart (VE), l’échevin de la culture et du patrimoine, se dit en tout cas intéressé par l’idée qui est actuellement en discussion au sein du collège communal. Des subventions régionales devraient également être demandées.

Selon le projet d’Yves Verly, ce cinéma Le Royal 2.0 devrait pouvoir accueillir 200 personnes. « L'établissement ouvrirait pour permettre au spectateur de boire un verre en allant voir un film. L'idée n'est pas d'en faire un café traditionnel. En revanche, on peut imaginer des événements culturels en plus des projections de films. »

Le Royal a ouvert pour la première fois en 1919 et a connu son heure de gloire à l’époque du cinéma muet et dans les premières années de sa version sonore. La rénovation des lieux impliquerait également la sauvegarde des fresques d'Henri Lejeune - que Julos Beaucarne surnommait le Michel-Ange des Scaussinous – qui décorent les murs de l’établissement.