Il y a aura du changement, dès la rentrée scolaire de septembre, dans la manière de rémunérer l’occupation des bassins de la piscine privée Fun Oxygen, à Écaussinnes par les établissements scolaires. En effet, le conseil communal a récemment renégocié la convention d’occupation de l’infrastructure, passant ainsi d’un paiement mensuel à un paiement forfaitaire à l’année. Un changement qui suscite l’une ou l’autre inquiétude sur les bancs de l’opposition.

Pour Sébastien Deschamps (Ensemble), la régularité des cours de natation devra d’autant plus être assurée. "Par rapport au passé, le coût pour chaque école dès la rentrée prochaine sera calculé sur base d’un forfait annuel. Ce qui signifie que le prix à payer sera identique, que l’école soit présente à toutes les périodes réservées, ou parfois absente", détaille le conseiller, qui rappelle qu’il est déjà arrivé que certaines plages horaires soient réservées sans que les écoles ne les occupent finalement.

"Au vu de la tarification précédemment en vigueur, le directeur de la piscine s’était plaint de ce manque à gagner, à juste titre. Il serait dommage, cette fois, que l’argent de nos concitoyens soit utilisé pour payer des séances dont leurs enfants ne pourraient profiter. Il faut que l’échevinat de l’enseignement et les directions des écoles communales soient sensibilisés aux conditions de cette nouvelle formule de tarification et, pour éviter une absence qui s’avérerait coûteuse, que la gestion et l’organisation des convois en autobus soit irréprochable."

Le bourgmestre d’Écaussinnes, en charge de l’enseignement, insiste sur les avantages de procéder de la sorte. "Jusqu’ici, la facture était mensuelle, elle était envoyée par le gestionnaire de la piscine, vérifiée par les directions d’école et le service comptabilité de la commune. Il y avait une perte considérable de temps", explique Xavier Dupont (PS). "Cette modification doit offrir plus de simplicité au gestionnaire, aux directions, à la commune."

Sans que la tarification ne soit revue à la hausse ou à la baisse. "Pour le gestionnaire de la piscine, il n’était pas évident de s’y retrouver car en fonction des congés, notamment, l’occupation des bassins variait fortement. Certains mois, ils étaient occupés au cours de quatre à cinq semaines, d’autres pendant deux seulement. Ce qui donnait lieu à des comptes d’apothicaire et à une vision peu claire de la situation. C’est désormais plus simple : le forfait prévoit des séances au cours des 10 mois de cours."

De manière générale, le bourgmestre rappelle encore que les écoles se montrent assidues en matière d’apprentissage de la natation. "Il peut arriver qu’un professeur soit absent, qu’un problème mécanique empêche les enfants de se rendre à la piscine. Nous ne pouvons pas garantir à 100% l’occupation des créneaux réservés mais cela reste tout à fait exceptionnel."