Ce sont deux édifices importants de la commune d'Ecaussinnes. Le presbytère Saint-Rémy et le presbytère Sainte-Aldegonde. Le premier est à l'abandon depuis plusieurs années tandis que le second attend un sérieux rafraîchissement avec quelques gros travaux. Mais il faudra encore patienter un peu.

Interrogé à ce sujet lors de la séance de ce lundi soir par le conseiller communal Bernard Rossignol (Ensemble), le bourgmestre Xavier Dupont (VE) a d'abord évoqué la situation du premier cité. "A cette heure, le collège communal n'a pas encore envisagé de projet pour le devenir du presbytère de Saint-Rémy", confie-t-il. "Il conviendra d'abord d'évaluer la situation et les dégradations subies par le bâtiment puis d'estimer les montants nécessaires afin de procéder à une remise en état du bâtiment."

Celui-ci ne peut donc pour le moment accueillir personne en son sein pour des raisons évidentes de sécurité. Inoccupée depuis de longues années et parfois squattée et vandalisée, cette superbe bâtisse datant de la fin du XVIIIe siècle située Haute-Rue n'attend donc plus qu'un démarrage des procès sous l’égide de la commune, propriétaire des lieux. Dans un arrêté épiscopal daté du 10 janvier 2020, l’Evêché de Tournai avait officialisé la désaffectation du presbytère de la paroisse Saint-Rémy.

Ce dossier est intimement lié à un autre. Le retour complet de ce bien dans le giron communal avait fait l’objet d’une promesse de compensation : rénover le presbytère Sainte-Aldegonde afin de réaménager un logement pour prêtre à l’étage et des locaux paroissiaux au rez-de-chaussée.

"Il a toujours été convenu, avec l'Êvéché et les fabriques d'église, que les travaux ne seraient envisagés que lorsque le bâtiment sera libre d'occupation", précise Xavier Dupont. "Ce qui n'est pas encore le cas actuellement. Il est d'ailleurs impensable de demander à l'abbé Jous de déménager et il est irréalisable de mener à bien des travaux tant qu'un occupant se trouve à l'intérieur."

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