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L'échevin des travaux demande de la tolérance auprès des habitants.

Depuis le 25 mars, un chantier de 120 jours ouvrables a débuté à la rue de Restaumont. Il s'agit de l'un des axes d'entrée principaux depuis la N57 vers le centre d'Ecaussinnes. Mais le déroulement des travaux, qui devraient être terminés pour le mois de septembre 2019, pose visiblement beaucoup de problèmes aux riverains. Evidemment en termes de circulation et de stationnement mais aussi en termes de sécurité et de timing.

Il était en effet initialement prévu de refaire le trottoir côté pair puis côté impair. "Mais les travaux sont en réalité entrepris des deux côtés en même temps sur toute la longueur de la rue", peste un riverain. "Il est donc impossible de stationner sur près d'un kilomètre. Nous sommes contraints de stationner en-dehors de la rue étant donné qu'il faut dégager les lieux pour les ouvriers dès 7 heures du matin."

C'est ensuite la sécurité qui est mise en cause. Des grandes tranchées de 40 centimètres de hauteur son en effet creusées à plusieurs endroits juste devant l'entrée d'habitations. "Pour sortir de leur maison, certaines personnes âgées ou des femmes enceintes n'ont d'autre choix que de risquer de tomber. Ils n'y a pas non plus de plancher de secours donc il faut marcher dans la boue. Et puis, certains ont pu bénéficier d'un remblais pour rentrer leur voiture chez eux, d'autres pas."

"Il faut être plus tolérant"

Philippe Dumortier - échevin des travaux (PS) : "Pour les trottoirs, il y a effectivement eu un changement de méthodologie en cours de chantier, sans que l'entreprise ne nous prévienne à l'avance. Ils ont opéré de la sorte pour une question de planning vis-à-vis des sous-traitants. Mais au final, cela permettra de gagner du temps et de raccourcir la durée du chantier. Pour ces travaux, je ne remarque pas de soucis plus importants qu'ailleurs mais je constate que beaucoup de gens se manifestent pour se plaindre. Les gens ne sont plus tolérants aux désagréments. Il faut se rendre compte que ce chantier est important et qu'il y a forcément des nuisances. Nous essayons de les minimiser mais ce n'est pas possible de les rendre nulles. Chaque personne âgée ou à mobilité réduite qui a fait la demande pour obtenir une passerelle ou autre chose, cela a été fait. Le responsable du chantier se rend sur place chaque jour et tente toujours d'arranger les choses, dans la mesure du possible, lorsqu'on s'adresse à lui. Il est vrai que les gens voudraient tous rentrer dans leur allée mais ce n'est pas possible de renforcer les allées de garage de tout le monde. Si on veut que ce chantier avance, il faut mettre le paquet. Je trouve déjà bien que les gestionnaires du chantier soient tolérants vis-à-vis des entrées et sorties alors qu'un arrêté de police prévoit qu'aucune voiture ne circule entre 7h et 16h."