Nos églises peuvent avoir une utilité autre que le culte: celle d'être des sanctuaires pour la biodiversité. Leurs combles ont longtemps été un abri pour les chauves-souris. "La conception initiale des églises permettait aux chauves-souris de passer, mais quand des grandes rénovations ont été effectuées, on a eu tendance à boucher tous les accès. Ce qui est dommage, car les toits et clochers des églises sont des lieux propices à la biodiversité", selon Arnaud Guérard, échevin à l'environnement de la commune d'Écaussinnes.

A l'occasion de la rénovation de la toiture de l'église Saint-Rémy à Écaussinnes-d'Enghien, la commune, en collaboration avec la fabrique d'église, le plan communal de développement de la nature "Écaussinnes Cité Nature" et Natagora, a décidé de recréer des aménagements propices aux chiroptères, mais aussi aux martinets, qui sont également des locataires attitrés des clochers.

Des "trous de Boulin", qui sont des trous aménagés dans la maçonnerie, permettront à ces oiseaux que les cloches ne troublent pas de trouver refuge. Initialement prévus sur fonds propres, ces travaux pourront finalement être financés par un subside wallon "BiodiverCité", que s'est vu octroyer la commune d'Écaussinnes pour mettre en place des actions en faveur de la biodiversité.

De cette enveloppe de 12 000 €, Écaussinnes consacrera 10 000 € aux aménagements de l'église et 2 000 € pour acheter des plants dans le cadre de la prochaine journée de l'arbre, en novembre 2022. Lors de l'édition 2021, près de 2000 plants d'arbre ont été distribués.