Ils ne peuvent plus rester dans leur logement de transit.

Virginie, Cédric et leurs trois enfants, âgés de 4, 11 et 14 ans, risquent de passer les fêtes de Noël sans foyer. Le mois dernier, cette famille écaussinnoise a reçu un avis d'expulsion : elle doit libérer son logement social de transit au plus tard le 20 décembre, soit à peine un mois après avoir été prévenue. Malheureusement, Virginie et Cédric n'ont nulle part d'autre où aller et ils n'ont pas les moyens de louer un bien privé.

Devant cette situation, une mobilisation s'est mise en place à Ecaussinnes. Et c'est Colette Gérard, une connaissance à la base assez éloignée de la famille, qui a pris les choses en main. "Nous avons sensibilisé certains conseillers communaux afin que le collège puisse être interpellé en urgence lors du conseil communal du lundi 16 décembre", explique-t-elle. "Il faut au moins que le délai d'expulsion soit prolongé pour qu'ils passent l'hiver au chaud en attendant de trouver des solutions."

En parallèle, Colette a lancé une petition en ligne pour éviter que Virginie, Cédric et leurs enfants ne soient expulsés de cette habitation de transit qu'ils ont rejoint en juillet 2018, après l'incendie de leur maison sociale. "Suite à cet incendie, le CPAS leur avait proposé d'aller vivre dans un logement de transit pour six mois. Le bail a ensuite été prolongé de six mois parce qu'il n'y avait pas de solution. Depuis, leur ancienne maison, qui a été remise en état depuis, est vide. Mais ils ne peuvent pas y retourner parce qu'ils sont remis au début de la liste d'attente du CPAS."

C'est précisément cette procédure que Colette et d'autres Ecaussinnois pointent du doigt. Un groupe de citoyens a d'ailleurs prévu de mettre la pression sur le collège communal et sur la présidente du CPAS en assistant à la séance de lundi. "Personnellement, je suis tenue au secret professionnel donc je ne peux pas donner d'information sur la situation de cette famille'", réagit Muriel Van Peeterssen, présidente du CPAS. "Tout ce que je peux dire, c'est que le CPAS est en contact avec la famille et que nous essayons d'éviter que cette situation extrême se produise."

Il faudra donc encore attendre quelques jours avant de connaître l'issue de cette très délicate histoire.