Envie de vivre dans une yourte au coeur d'un bois? C'est ce que veut proposer l'écovillage de Pincemaille à Estinnes. Le nouveau gestionnaire du lieu veut transformer ce domaine à la fort mauvaise réputation en oasis dédié à l'habitat léger, ce qui constituerait une première en Wallonie. Une asbl, Services Pincemaille, a vu le jour afin de porter le projet et réhabiliter le site.

Mais dans l'état actuel des choses, il vaut mieux éviter de venir installer sa caravane. La commune d'Estinnes a quelque peu douché les aspirations des promoteurs de l'écovillage. "Nous avons eu une réflexion et des échanges avec la Région wallonne à ce sujet. Nous avons rencontré le propriétaires et le gérant le 6 avril dernier", a expliqué Delphine Deneufbourg, échevine en charge de l'Habitat Protégé lors du dernier conseil communal.

Ceux-ci se sont vu indiquer que "l'administration et le Collège resterait dans le strict respect des obligations urbanistiques." Pour Pincemaille, l'affectation urbanistique consacre la prévoit un domaine consacré à la seconde résidence et au loisir et une partie en zone verte. "Il est évidemment inconcevable d'y voir de nouveaux habitats fleurir ça et là. On le rappelle à chaque personne qui appelle l'administration parce que intéressée par la communication tournant autour de cet écovillage."

L'échevine est claire: toute installation illégale et sans permis sera poursuivie. "La volonté du collège est d'arrêter tout ce qui est gestion illégale en poursuivant les infractions urbanistiques quelles qu'elle soient, systématiquement, avec suivi strict des domiciliations."

Parallèlement, il va poursuivre la dynamique de relogement des personnes qui souhaitent quitter le domaine. "Par ailleurs, le collège a reprécisé sa position contre la création d'un dixième village dans l'entité puisque le projet d'écovillage sur domaine privé voudrait créer 200 logements d'ici 2032. Cela équivaut à un village supplémentaire. Et la commune ne souhaite pas être le dindon de la farce et voir arriver les couts supplémentaires générés par ce domaine privé."

Bref, planter sa yourte à Pincemaille, ça ne semble pas être pour demain.