Centre Une transaction judiciaire visant à récupérer 45 000 euros a été négociée.

"C'est la fin de deux dossiers qui ont animé 42 conseil communaux", résume Christian Moureau (PS), bourgmestre de Morlanwelz. Ces deux affaires concernent l'aménagement du bas du parc de Mariemont. Le premier litige opposait la commune à la société Wanty tandis que le second concernait les fameux potelets qui ont dû être rehaussés. Dans les deux cas, c'est le bureau Vers.A, auteur de projet, qui est mis en cause.

Après de multiples rebondissements et de nombreux passages devant le conseil communal, un double dénouement a été trouvé ce lundi soir. Pour ces deux dossiers, une transaction judiciaire visant à récupérer 45 000 euros a été négociée par le Collège. Elle vient d'être approuvée par le conseil communal. "Nous pouvons enfin clôturer ces deux affaires qui ont été éprouvantes", se réjouit le bourgmestre. "Nous ferons désormais tout pour que cela ne se reproduise plus à l'avenir."

Certes, une économie de 45 000 euros sera réalisée par rapport aux sommes prévues initialement. Mais la commune de Morlanwelz a tout de même dû sortir le chéquier. En 2016, le Tribunal de Première Instance de Charleroi condamnait la commune au paiement d'une somme de 235 964 euros à la société Wanty. En cause : une erreur d'attribution puisque le marché pour la réalisation des travaux du bas du parc de Mariemont aurait dû lui être octroyé.

Le dommage financier réel de la commune s'élève toutefois à 81 666 euros puisqu'une économie de 154 297 euros a été réalisée en choisissant, l'offre de Travelexploit, meilleur marché que celle de Wanty. En octobre dernier, le Collège communal arrivait à un accord pour récupérer 31 788 euros contre le bureau Vers.A, auteur de projet cité en justice par la commune. Celui-ci avait en effet rendu un rapport qui préconisait de sélectionner la société Travelexploit et pas Wanty.

Dans le dossier des potelets qui avaient dû être rehaussés puisque non-conformes à la législation, le collège est aussi parvenu à un accord pour récupérer 13 211 euros sur les 18 075 euros demandés contre le bureau Vers.A. Au total, la commune récupérera donc 45 000 euros (31 788 + 13 212) à l'auteur de projet.