Estinnes-au-Val, petit village paisible de la région du Centre bercé par le ruissellement de la rivière, le chant des oiseaux et … les jurons! Depuis plusieurs mois en effet, un individu manifestement déséquilibré déambule dans les rues, hurlant régulièrement des insultes qui tranchent avec le cadre ordinairement paisible du village.

"On le voit parfois passer en journée en train de hurler. Parfois, c'est au milieu de la nuit qu'on l'entend. Ce n'est franchement pas très rassurant. J'aurais peur de le croiser si je devais promener avec les enfants", nous confie une riveraine.

De mauvaises rencontres, certains en ont déjà faites. Dimanche soir, la communauté estinnoise s'est enflammée sur les réseaux sociaux. Une riveraine a en effet rapporté que sa grand-mère avait été interpellée par le désaxé en pleine rue. Il aurait sorti son sexe et menacé la vieille dame de lui "faire sa fête". Plusieurs semaines plus tôt, un autre habitant du village aurait eu maille à faire avec l'étrange individu et aurait écopé d'un coup de couteau. Le désaxé aurait alors disparu pendant quelque temps, avant de réapparaître dans le village.

Les réactions fusent sur les réseaux sociaux. Beaucoup ont l'impression que la justice et le politique ne font rien. Interpellée, la bourgmestre a rappelé que le politique est responsable administratif et pas judiciaire. Certains vont jusqu'à évoquer de rendre justice par eux-mêmes. D'autres se demandent si les autorités attendent un malheur avant de réagir.

Du côté de la zone de police Lermes, on nous indique être au courant des faits. Une plainte a bien été déposée après l'agression sexuelle sur la voie publique et un dossier s'ouvre au Parquet de Charleroi. "Nous voyons très bien de qui il s'agit. C'est un sans-abri qui traîne dans le village. Nos services ont déjà essayé de l'interpeller, mais nous n'avons pas encore pu mettre la main dessus. Il est en tout cas activement recherché", nous confiait ce lundi matin l'adjoint au chef de corps.

Une chose est sûre, le jeune homme a besoin d'être encadré et pris en charge. Par qui et comment? Le parquet sera certainement amené à y répondre.