Quokka a eu le rectum abimé et le fémur cassé par une carabine à plomb.

Une fois encore, une fois de trop, les bénévoles du refuge les Amis des Animaux, situé à Feluy, ont été confrontés à la cruauté de l’Homme. Il y a quelques jours, ils trouvaient un chaton errant dans la région de Mons. Ce dernier présentait une boiterie au niveau de la patte arrière. Emmenée chez le vétérinaire, la petite Quokka a été sortie de la rue et prise en charge.

"La vétérinaire a directement vu que son fémur gauche était cassé. Elle a fait des radios et l’origine de la fracture a été révélée", explique Christopher Dheulin, directeur du refuge. "En nous montrant les radios, notre vétérinaire n’a lâché qu’un mot, un seul : ignoble. Quelqu’un s’est amusé à tirer sur la pauvre bête avec une carabine à plomb."

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Des faits de cruauté qui ne sont malheureusement pas exceptionnels. "Ce n’est pas la première chatte que nous retrouvons ainsi et nous savons qu’elle ne sera pas la dernière, nous ne nous berçons pas d’illusions. Mais nous ne nous habituons pas. Le spectacle de la barbarie humaine ne cesse de nous sidérer. Qui peut ainsi s’amuser à torturer un pauvre chaton ?"

La balle qui a touché Quokka a pénétré par le côté droit en provoquant des dégâts sur le rectum. Elle a également fracturé le fémur gauche. L’animal a finalement pu être opéré en fin de semaine, durant près de quatre heures. "Notre vétérinaire a retiré le plomb, réparé la fracture de la patte et suturé son anus. Celui-ci complètement déchiré et il a fallu le reconstruire entièrement. Nous ne sommes pas certains de pouvoir sauver sa queue : elle est infectée et le déficit cutané est important."

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Des dégâts qui, au vu des examens, ne peuvent être que l’œuvre d’un acte volontaire et non accidentel. Encore abasourdie par les atrocités subies par le chaton, la direction du refuge s’est engagée à prendre soin de l’animal et à lui offrir tous les soins nécessaires. "Il est inutile de formuler des demandes d’adoption pour Quokka : elle doit être soignée, castrée, identifiée et vaccinée avant d’être mise à l’adoption." Les dons en revanche sont les bienvenus pour assurer la prise en charge des animaux comme Quokka, dont les soins sont particulièrement onéreux (BE92000157365423).

Reste désormais à souhaiter une convalescence rapide au chaton qui, espérons-le, trouvera une nouvelle famille en mesure de le protéger face à la cruauté de certains.