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L'organisation espère faire de l'événement le premier festival financièrement participatif de Belgique.

Avec près de 17 000 festivaliers sur trois jours, la dixième édition du Seneffe Festival (mais la première au château de Seneffe) s’était clôturée en beauté. La machine bien rodée laissait inévitablement penser que les prochaines éditions ne seraient que plus belles. Mais aujourd’hui, plus aucune certitude n’existe quant à l’avenir du festival.

Du côté des organisateurs, la volonté de poursuivre l’aventure n’a pas faibli. Mais les risques financiers sont trop importants. "L’organisation de ce genre d’événement demande des ressources financières importantes", explique les organisateurs. "En 2019, les risques financiers ne reposent que sur les épaules des deux organisateurs", à savoir Florian et Félicien Jacques.

"Même si on a pu avoir un résultat légèrement en équilibre, le fait est que le festival n’est subventionné par les pouvoirs publics qu’à hauteur de 4% et que le financement de ce festival est majoritairement lié aux sponsors et aux échanges commerciaux qui nous soutiennent. Ces paramètres sont trop instables et trop risqués pour continuer financièrement et lancer une 11ème édition."

Pas question cependant de baisser les bras aujourd’hui. La fratrie espère mobiliser autour d’elle et obtenir un coup de pouce financier pour devenir l’un des premiers festival financièrement participatif de Belgique. "L’objectif premier serait d’arriver à lever les fonds pour créer un tapis financier de sécurité qui permettrait à l’organisation de pouvoir évoluer sereinement. Ce tapis de sécurité serait utilisé afin d’assurer la trésorerie suffisante et avoir la capacité financière en qu’en cas de perte financière sur le festival."

Un capital minimum de 120.000 euros via un maximum de fondateurs est ainsi espéré. "Nous le proposons d’abord aux personnes qui ont activement participé à l’édition 2019. C’est un investissement à risque mais que l’on souhaite minimum pour chacun de nous et qui permettrait de maintenir cet événement culturel de la région du Centre." Au-delà de l’aspect financier, les organisateurs espèrent créer un réseau d’influence nécessaire à l’évolution du festival.

Afin de pouvoir envisager l’organisation de l’édition 2020, le temps presse. Les promesses d’investissement devront être collectées d’ici ce vendredi 15 novembre. Les investisseurs, en fonction de leur soutien financier, profiteront de pass festival pendant les quatre prochaines années (par exemple deux pass pour 500 euros, 10 pass pour 2000 euros, 45 pass pour 10.000 euros). Si malheureusement l’objectif financier n’était pas atteint, la dixième édition aura été la dernière.