Le week-end de Pâques n’a pas été source de bonheur pour tout le monde. Nous l’apprenions ce samedi, environ trois millions de Belges ont été les victimes d’une fuite d'informations personnelles par le géant, Facebook. Le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, a mis la population en garde contre toute tentative d’escroquerie et d’hameçonnage.

Plusieurs données ont ainsi été dévoilées sur un forum de hacker, comme le numéro de téléphone, le métier, ou même la photo de profil d'utilisateurs. Et c’est notamment ce qui gêne le plus pour les nombreux internautes lésés. "Je trouve cela scandaleux", déclare Stéphanie de Soignies. "Maintenant, c’est à moi à faire attention de ne pas être piratée, et l’équipe Facebook s’en sortira encore une fois. Certains renseignements, comme mon numéro de téléphone, se retrouvent dans les mains de hackers, et l’on ne sait rien y faire."

Dans le cas de fuite de données, le groupe Facebook est, en effet, tenu d’informer les personnes concernées. Pourtant, depuis 2019, aucun utilisateur n’a été prévenu. C’est sur le réseau social, Twitter, que Stéphanie a découvert l’affaire. Une publication dans laquelle se trouvait un lien redirigeant vers un site d’un pirate "éthique". À l’aide de son numéro de téléphone, la Sonégienne a reçu un message l’informant que ses données avaient bel et bien été transférées.

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La quadragénaire n’est toutefois pas crédule . "Je sais que tous les jours, nous sommes espionnés", continue Stéphanie. "Ce n’est un secret pour personne. Nos données sont vendues et revendues. Mais je fais tout le temps attention à tout ça. Je ne laisse que très peu de renseignements. Nous sommes les victimes, pas les coupables."

La plus grande vigilance est donc de mise à des tentatives d’escroqueries potentielles. Les appels téléphoniques et messages suspects peuvent être signalés via le site internet, Safe on Web.