Une opération d'abattage d'arbres à la rue Clémenceau, à Godarville, fait débat sur Facebook. Un défenseur de l'environnement s'est étonné de l'intervention, qu'il considère comme inutile. "J e ne comprends pas pourquoi on coupe ces arbres", peut-on lire. " Il y a d'autres moyens de faire de la place pour de la lumière. Un élagage est suffisant". Une autre riveraine a elle pointé les inconvénients d'être à côté de ces arbres, en mentionnant notamment la poussière et les feuilles mortes qui bouchent les avaloirs. Les opinions divergent donc sur la nécessité d'abattre ces arbres, à la rue Clémenceau. 

La société en charge de l'abattage était effectivement présente ce jeudi sur les lieux. L'échevin, Bruno Scala, a indiqué qu'un tel chantier nécessitait des installations au préalable comme la mise en place de panneaux et de barrières de sécurité. "L'an dernier, un comité de quartiers s'était formé pour dénoncer l'état de cette partie du territoire", explique Bruno Scala. "C'était l'anarchie à cet endroit. Il avait été très mal entretenu et il fallait intervenir." Cette partie est à la gestion communale que depuis un an. Le terrain de football et l'espace vert appartenaient à la Province du Hainaut, et ce dernier était laissé à l'abandon. Les services communaux se devaient donc d'intervenir. 

Et ce n'est pas tout. Les fortes tempêtes de l'année dernière n'ont pas arrangé la situation. "Les arbres menacent de tomber depuis", a constaté Bruno Scala. "Ces arbres sont très hauts, tellement qu'ils menacent aussi les habitations qui se trouvent aux alentours. Vous vous doutez bien qu'on allait pas rester dans rien faire. C'est la sécurité de nos citoyens avant tout." C'est pourquoi la commune a contacté le département de la nature et des forêts du SPW. Cette dernière a rendu un avis et a confirmé qu'il était urgent d'abattre ces arbres. C'est le SPW qui interviendra, au vu de la taille des arbres et de la dangerosité de l'action. 

Lui-même en charge de l'environnement, Bruno Scala rassure les habitants. "Une vingtaine de chênes seront replantés quand la saison le permettra", continue l'échevin. "Nous faisons très attention à la nature et également aux animaux puisque la période de l'abattage a été bien réfléchie. Le mois de février est parfait pour éviter de déranger les nids d'oiseaux." Pour se faire, deux permis ont bien été octroyés pour l'abattage et la replantation, prévue pour le printemps. L'abattage, lui, devrait commencer réellement lundi prochain.