La rue de Baume Marpent, à Haine-Saint-Pierre, est en piteux état. Aucun usager ne devrait contredire cette affirmation, et certainement pas Christophe Van Reusel. Depuis près de deux ans maintenant, ce professionnel du bâtiment emprunte régulièrement cette voirie afin de se rendre chez ses fournisseurs. Et depuis deux ans, il redouble de prudence afin de ne pas risquer d’endommager son véhicule.

"Elle est dans un état désastreux, il n’y a pas d’autre mot", déplore ce dernier. "Quand j’ai commencé à l’emprunter, je me suis dit que vu la situation, elle serait probablement rapidement refaite, que des travaux allaient être entrepris. Mais en deux ans, rien n’a changé. Je suis même étonné que les gérants des enseignes installées le long de cette rue ne se soient pas mobilisés pour faire bouger les choses au bénéfice de leur clientèle."

Pour l’entrepreneur, intervenir est une urgence. "Honnêtement, je réfléchis à deux fois avant d’emprunter cette route. Quand c’est possible, j’adapte mon itinéraire, mais elle reste le chemin le plus court pour rejoindre mes fournisseurs. Comme tous ceux qui sont déjà passés par là et qui savent à quoi s’attendre, j’adapte ma vitesse, je roule au pas. Je n’imagine pas dans quel état serait le véhicule d’un automobiliste qui y circule ne serait-ce qu’un peu trop vite."

La rue de Baume Marpent est pourtant extrêmement fréquentée, notamment parce que le Colruyt et le contrôle technique y sont installés. Du côté de la ville, on ne conteste certainement pas la vétusté du revêtement de cette voirie. Des travaux sont d’ailleurs programmés. "Ils débuteront en octobre. La rue de Baume Marpent et la rue des Ateliers sont concernées", confirme Antonio Gava (PS), échevin en charge des travaux.

"En réalité, ils auraient dû être entrepris  beaucoup plus tôt mais le groupe Colruyt, qui ouvrait son magasin, a demandé s’il était possible de reculer la date de lancement. Nous avons accepté. Le groupe participe par ailleurs au financement de ces travaux." Au total, près d’un million d’euros est prévu pour la réalisation du chantier, dont 250 000 euros en provenance de l’enseigne belge de grande distribution.

Le chantier sera phasé mais à ce stade, aucune précision n’a été communiquée. "C’est une voirie qui a effectivement besoin d’être refaite. Depuis deux mandatures, nous mettons les bouchées doubles en matière de rénovation de voirie, même si nous ne pouvons pas être partout et qu’il reste encore beaucoup à faire. Certaines sont vétustes, d’autres supportent très mal le charroi, beaucoup plus lourd et important aujourd’hui qu’hier."

En certains endroits, ce sont les travaux liés aux impétrants (eau, gaz, électricité,…) qui provoquent dégâts ou retard dans le lancement de nouveaux chantiers, les tranchées ayant par exemple été mal rebouchées.