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Le MR, le CDH et le PTB réagissent aux mesures de la majorité.

Le contexte est défavorable aux communes wallonnes. Et pour relever les défis de la transition écologique, de la démocratie et de la cohésion sociale qui constituent les trois piliers de son accord, la majorité PS-Ecolo annonce une hausse ciblée de la fiscalité.

Sans surprise, l'opposition fulmine. "Les Louviérois l'ont voulu, ils l'ont eu", commente Olivier Destrebecq pour le MR, évincé de la majorité au profit des Verts après les élections. "Pendant deux législatures, le MR s'est toujours opposé à la création et l'augmentation de taxes. On voit ce qui arrive maintenant que le MR n'est plus là. Les taxes, c'est comme les coquelicots, ça pousse partout. Nous avons un centre-ville qui se paupérise de façon exponentielle et la majorité ne trouve rien de mieux que de taxer davantage les commerçants."

Mêmes regrets du côté du CDH. "Le secteur horeca constitue l'une des principales forces de développement de notre centre-ville et c'est l'une des principales cibles, avec les professions libérales, de cette hausse des taxes. C'est irresponsable", tranche Loris Resinelli pour le CDH.

Le PTB a une réaction plus nuancée. "Il y a à boire et à manger dans ces mesures. La taxe sur les parkings ou la force motrice nous paraissent une bonne idée. Par contre, nous regrettons la fin du remboursement de l'eau pour les plus pauvres ou encore les taxes qui visent les commerçants, quels que soient leurs revenus", explique Antoine Hermant du PTB, qui partage par ailleurs le même constat que le bourgmestre sur les finances communales. "Il y a un contexte d'appauvrissement des villes, notamment à cause du cadre imposé par les autres niveaux de pouvoir et la situation économique. C'est pourquoi le PTB plaide pour un juste refinancement des communes."