La sixième chambre correctionnelle du tribunal du Hainaut, division de Mons, a condamné lundi un homme qualifié de "tyran domestique" d'une peine de trois ans de prison, assortie d'un sursis probatoire de cinq ans pour ce qui excède la détention préventive subie. Sa compagne, coupable de non-assistance à personne en danger, bénéficie de la suspension simple du prononcé de la condamnation.

C'est une jeune fille âgée de seize ans qui a donné l'alerte. Elle et ses quatre frères et sœurs étaient régulièrement victime de coups de la part de leur beau-père et père, mais aussi d'insultes. Chaque jour, les enfants étaient battus par leur beau-père et père, tantôt armé d'une tige de bambou, tantôt d'un ustensile de cuisine en bois. 

L'homme s'était défendu arguant qu'il souffrait de dépression et qu'il ne supportait plus les cris et hurlements des enfants. Son avocate avait plaidé la suspension du prononcé de la condamnation, insistant sur le fait qu'il ne faisait que reproduire l'éducation qu'il avait reçue. 

Pour le tribunal, il est bien coupable des faits qui lui étaient reprochés. Quant à sa compagne, qui l'a quitté depuis, elle bénéficie d'une mesure de faveur pour ne pas avoir prêté assistance à ses enfants mis en danger par le comportement violent du chef de famille.