Si la situation des provinces de Liège et du Luxembourg reste la plus dramatique, la région du Centre n’a pas non plus été épargnée par les intempéries. Les communes de Braine-le-Comte et d’Écaussinnes ont été les plus touchées. La commune rurale d’Estinnes a, elle aussi, subi quelques dégâts. Au lendemain de ces pluies torrentielles, l’heure est au bilan.

"Les pompiers sont toujours mobilisés afin de venir en aider les riverains dont les caves ont été inondées", explique Léandre Huart, bourgmestre faisant fonction à Braine-le-Comte. "Le numéro d’urgence communal (0800/1.7090) est toujours activé afin de rassembler les demandes des riverains. Nous avons également pris les contacts nécessaires à l’organisation d’une collecte d’encombrants dès la semaine prochaine."

La commune a une nouvelle fois été fortement touchée par les inondations. "Le Chemin de Feluy et la rue de la Bienfaisance ont été particulièrement touchés. Cinq personnes qui en avaient formulé la demande ont été relogées, elles ont été accueillies au sein du gite de la ferme du Planois, à Hennuyères. Nous avions également ouvert le hall de sport afin d’accueillir les personnes sinistrées mais il n’a finalement pas été utilisé."

Les équipes communales, ainsi que du CPAS se tenaient prêtes. "Nous avions prévu de la soupe et des sandwichs, ils ont pu être distribués aux services de secours qui ont fait un travail fantastique." Plusieurs rues ont été fermées à la circulation jeudi par mesure de précaution, les nettoyages sont toujours en cours. "Les cours d’eau sont sortis de leur lit, ce n’est pas comparable à ce que l’on a vécu en juin."

Le jeune bourgmestre faisant fonction a eu fort à faire et a pu compter sur le soutien de Maxime Daye, actuellement en congé. "Même à plusieurs milliers de kilomètres avec cette volonté de faire un vrai break, je ne sais et ne peux rester insensible à ce qui se déroule en Wallonie et dans ma ville de Braine-le-Comte, avec qui je suis en contact permanent", a-t-il écrit. "J’ai une grosse pensée pour tous les sinistrés mais aussi pour les secours, services techniques, élus locaux désemparés. La nature nous rappelle qu’elle est indomptable."

À La Louvière, quelques coulées de boue sont à déplorer et la Haine a débordé du côté de Maurage, sans pour autant "faire de dégâts significatifs sur l’entité", souligne le bourgmestre, Jacques Gobert. À Seneffe, la Samme était à la limite de déborder mais est finalement restée dans son lit. "Nous avions prévu des sacs de sable sur la place d’Arquennes mais ils n’ont pas été nécessaires. Nous n’avons pas eu de demandes d’intervention de la part d’éventuels sinistrés", confirme Bénédicte Poll, la bourgmestre.

De même, la commune voisine de Manage a été épargnée. "Notre service de garde était mobilisé afin de faire le tour des lieux sensibles et pour pouvoir réagir rapidement en cas de besoin, mais cela n’a pas été nécessaire", affirme Bruno Pozzoni, bourgmestre. À Binche, la Princesse est bel et bien sortie de son lit mais les dégâts restent limités "au regard de ce qu’il s’est passé hier", ajoute Laurent Devin, bourgmestre.

La rue du Berceau s’est retrouvée sous eau, à la suite du débordement des étangs de Bonne Espérance mais la situation est revenue à la normale dans le courant de la nuit, si bien que plus aucune intervention n’est en cours à l’heure d’écrire ces lignes. Enfin, à Soignies, des cours d’eau comme la Senne, le Spinette, la Gageole, l'Obrecheuil sont sortis de leur lit. Ce qui a provoqué quelques inondations ponctuelles entraînant la fermeture de nombreuses rues.