15 mois de travail et de discussions auront été nécessaires pour remettre Antenne Centre sur de bons rails. La télévision locale était en effet en proie à d’importantes difficultés financières, tandis qu’en septembre 2019, elle avait dû composer avec le départ de son directeur général. Socialement et financièrement – on évoquait à l’époque un déficit de près de 200 000 euros –, la situation était donc préoccupante.

Aujourd’hui, l’ensemble des équipes espère pouvoir tourner la page d’un chapitre difficile. "Lorsqu’il m’a été demandé d’assurer une fonction de manager de crise, j’ai immédiatement promis deux choses", se souvient Jérôme Vecchio. "La première, c’était de travailler dans la discrétion, sans battage médiatique, compte tenu du climat relationnel et financier. La deuxième, c’était de ne licencier personne."

Une promesse qui, malgré les difficultés rencontrées, a pu être tenue. "Nous sommes parvenus à maintenir la paix sociale. Des décisions difficiles ont dû être prises, par exemple celle de quitter les infrastructures de TV Factory pour revenir dans les studios de la rue de la Tombelle, ce qui a privé les techniciens d’outils de pointe. Nous avons également dû diminuer les charges et dépenses (téléphonie, heures supplémentaires,…)."

Heureusement, ces concessions semblent avoir été acceptées par l’ensemble du personnel. "Notre mission n’a pas été simple, la situation était plutôt critique mais nous avons pu compter sur des travailleurs très compréhensifs qui ont toujours eu à cœur de défendre la télévision régionale. Beaucoup d’entre eux ont fait leurs armes chez Antenne Centre, il s’agit encore bien souvent de leur premier emploi. Leur attachement a été d’une aide précieuse."

Après 15 mois de mission, les finances sont saines et l’avenir de la télévision semble être assuré. Mais de nouveaux défis devront malgré tout être relevés. "La priorité, c’est l’engagement d’un nouveau directeur général qui aura la formation et l’expérience nécessaires à la gestion d’une structure comme Antenne Centre, qui est majoritairement publique. Les équipes ont besoin d’un capitaine de navire qui saura mener sa barque et éviter un retour en arrière."

Il n’est en effet pas question de baisser la garde de sitôt. Le président du conseil d’administration, le vice-président et le trésorier garderont un œil attentif à la gestion de l’outil, tout comme Jérôme Vecchio qui rejoint ainsi le comité exécutif.