Les pompiers doivent se ravitailler en eau en allant jusqu'à Feluy.

Depuis lundi, c'est le branle-bas de combat à l'usine Durobor de Soignies. Non pas pour une reprise de l'activité, puisqu'aucune offre de reprise n'a jusqu'à présent été acceptée, mais bien pour procéder à l'extinction du four. Ces travaux sont réalisés par une société externe spécialisée, par le personnel de Durobor qui s'occupait du maintien de l'outil ainsi que par les pompiers de la Zone de secours Hainaut Centre et les agents de la Protection civile.

Cette opération très délicate s’étalera jusqu’au jeudi 1er août mais extinction à proprement dite devrait s'achever ce vendredi soir. "Nous sommes arrivés dans la phase critique", explique un pompier de la caserne de Soignies. "Le four est quasiment vide mais cela entraîne des risques d'effondrement. Certains de nos hommes sont donc sur place durant toute la journée pour sécuriser les lieux."

En collaboration avec la Protection civile, les pompiers se chargent également des approvisionnements en eau. "Il faut vider du four des tonnes et des tonnes de verre en fusion. Pour cela, il faut beaucoup d'eau : 60 m³ environ. Il s'avère cependant que nous avons maintenant un gros problème de ravitaillement en eau à cause de la canicule."

Les différentes équipes effectuent donc des allers-retours avec leurs camions-citernes afin de remplir un réservoir présent à l'usine dans lequel les techniciens puisent l'eau nécessaire. "Mais il manque d'eau dans la région. Nous ne pouvons plus pomper ni à Soignies, ni à Ecaussinnes à cause d'une pénurie. Nous devons aller jusqu'à Feluy, sur un point spécifique du réseau, pour remplir les citernes."

Cette dernière phase critique peut causer des nuisances (bruits, fortes vapeurs d’eau, etc.). Rassurons cependant la population voisine de l'usine : les vapeurs ne sont pas toxiques et ne représentent donc pas un danger pour la santé.

Pour rappel, l'usine en faillite n'a toujours pas trouvé de repreneur. Le dernier candidat en lice s'est retiré ce mardi.