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Un mois après la reprise de la boulangerie, le calme est revenu.

Le 9 juillet dernier, le tribunal du commerce de Charleroi officialisait enfin la reprise de la Maison Thirion par la famille Thirion. La boulangerie était jusqu'alors en situation de faillite. Et même si les boulangeries et l'atelier de production de Ressaix étaient encore ouverts, les mines des employés étaient décrépites. Mais tout a changé depuis ce 9 juillet avec la création de la la SRL Boulangerie Thirion, dirigée par une fille du fondateur Philippe Thirion et ses deux beaux-fils.

Dès le lendemain de cette reprise de la famille Thirion, deux ans après la revente à deux associés qui n'ont pas su gérer l'affaire, la vie a repris son cours au sein de l'atelier de Ressaix. "Les ouvriers sont à nouveau motivés depuis l'arrivée de la nouvelle direction", confie Steve, contremaître à l'atelier. "L'ambiance est vraiment excellente. Quand on voit le patron qui arrive le matin avec le sourire et qui vient nous parler de football, ça ne peut qu'être bien. Les sourires sont revenus sur le visage des ouvriers et tout le monde est content de revenir travailler."

Steve et ses collègues peuvent aussi profiter d'un outillage repris en main. "Petit à petit, le matériel est remis en ordre. Avant, il y avait des fours qui ne fonctionnaient plus et l'ancienne direction ne voulait pas les réparer. Mais maintenant, ils sont à nouveau fonctionnels. Et puis cela permet de fabriquer à nouveau certains produits qui avaient disparu de la gamme suite à des choix de l'ancienne direction. L'organisation des équipes est aussi mieux désormais. On nous écoute, contrairement à avant."

Pour rappel, Thirion est une entreprise familiale qui fournit une quinzaine de boulangeries dans la région du Centre, du Brabant Wallon et à Mons mais aussi de nombreux dépôts de pain. Depuis 2017 et la reprise de l'affaire à Philippe Thirion par deux investisseurs brabançons, la situation économique du groupe n'a cessé de se dégrader. La dette des sociétés s'élevait ainsi à environ 1,4 million d'euros. Jusqu'à la reprise officielle le 9 juillet dernier. "On sait très bien qu'on ne sortira plus jamais les drapeaux pour la grève. Je les ai rangés dans ma cave", sourit Steve.

Philippe Thirion : "Nous sommes désormais revenus à nos bonnes vieilles recettes ancestrales."