Une chose est sûre, elle ne passe pas inaperçue. La Catmobile, cette camionnette violette avec un chat hors norme sur son toit, fera étape au marché de Chapelle lors de sa grande tournée. Le 15 mai prochain, les Tchats pourront passer au stand de l’association de défense des animaux, Gaia, pour avoir quelques informations sur la stérilisation.

Depuis ces cinq dernières années, l’évolution du nombre de chats errants en Belgique augmente. C’est notamment le cas dans la commune des chats, symbole de Chapelle-lez-Herlaimont. "C’est un phénomène qui est venu très peu maitrisable", explique l’échevine, Nathalie Gillet. "Nous avons reçu un subside complémentaire pour justement créer un référant bien-être animal et pour la stérilisation des chats. Il faut commencer à agir."

D’autant plus que stériliser son chat est devenu obligatoire, en Wallonie, depuis le 1er novembre 2017. Une victoire pour l’association Gaia, qui a lutté longtemps pour obtenir cette législation. Au stand, les bénévoles iront à la rencontre des passants afin de discuter, informer mais aussi répondre aux questions à ce sujet. "Au niveau de la commune, nous essayons de stériliser un maximum de ces petites boules de poiles", précise Nathalie Gillet. "Mais c’est une procédure très longue et fastidieuse. Il faut avoir le matériel nécessaire pour attraper les chats et leur offrir les soins nécessaires après l’opération." Grâce à la catmobile, les autorités communales espèrent pouvoir toucher un maximum d’habitants, et de faire pencher les indécis.

Ce sera également l’occasion pour l’administration communale de mettre à disposition des propriétaires des chiens des sacs à déjections canines. "On a de plus en plus de plaintes au sujet de comportements peu civiques, où on ne ramasse pas les besoins de son chien", déclare Nathalie Gillet. "Les déjections canines constituent un fléau sur le plan de l’hygiène avec la tonne de microbes que cela ramène dans les maisons, mais aussi pour la sécurité des personnes années qui glissent dessus."

La commune a d’ailleurs rappelé que le règlement de police prévoit des sanctions pour les propriétaires ne respectant pas l’article 100. Celui empêche les propriétaires, gardiens ou détenteurs d’animaux de souiller les trottoirs, murs et façades de l’espace public. Ils sont également tenus de faire disparaître les excréments déféqués par l’animal. Pour enrayer le problème, la commune a donc décidé de fournir gratuitement des sacs. "Au regard du danger qu’elle représente et des conséquences financières, il apparait que contrairement à la croyance populaire : marcher dedans ne porte pas bonheur."