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Les objectifs financiers et d'approvisionnement en betteraves sont quasiment atteints.

La troisième et dernière période de souscription à la Coopérative des Betteraviers Transformateurs (CoBT) vient de s'achever. Et ce sont près de 12 millions d'euros supplémentaires qui ont été récoltés en capitaux propres auprès des agriculteurs pour le projet de sucrerie. "Avoir un peu plus aurait évidemment été encore mieux mais nous sommes heureux du résultat de cette troisième souscription", confie Benoit Haag, coordinateur du projet. "Surtout que près de 150 nouveaux souscripteurs nous ont rejoints."

Au total, ce sont près de 1400 souscripteurs qui font désormais partie du projet. De quoi atteindre des contrats de fourniture de betteraves pour 1 503 700 t de betteraves, ce qui représente 93,4% de l’objectif. "Pour l'objectif financier, il nous manque encore un peu moins de 6 millions d’euros par rapport aux 63 millions prévus mais atteindre 91 % de l’objectif est une vraie étape significative. Cela va nous permettre d’avancer de manière certaine."

Ces quelques pourcentages manquants ne seront donc probablement pas un frein à la concrétisation de la sucrerie de Feluy. Tout se décidera lors de l'assemblée générale prévue dans trois semaines. "Nous proposerons aux agriculteurs le scénario avec toutes les options et conditions et nous leur demanderons de se prononcer", explique Benoit Haag. "Mais en ayant atteint presque 100 % en capital et en betteraves, il a fort à parier que l’assemblée se prononcera favorablement."

Reste enfin la condition que les porteurs du projet avancent en parallèle sur l’obtention des derniers crédits bancaires nécessaires. "L’analyse des banques est en cours. Nous sommes arrivés dans la phase finale mais nous sommes positifs. L'objectif reste de pouvoir lancer la construction au printemps 2020."

Pour rappel, le projet de la sucrerie est prévu sur un site de 25 ha, situé le long de l’autoroute E19, non loin de la sortie Feluy. Le budget total du projet, jusqu’à sa mise en service en 2022, est estimé à 326,7 millions d’euros. L’usine sera active 115 jours par an, dès 2022. Durant cette période, elle aura la capacité de travailler, à son optimum économique et énergétique, un total de 14 000 tonnes de betteraves par jour. En plus de fournir "un revenu équitable" aux 1250 familles d'agriculteurs impliqués dans le projet, ce sont 98 emplois temps plein directs et plus de 300 emplois indirects qui seront créés.