Jeudi, les avocats des parties civiles et l'avocat général contesteront la provocation qui sera plaidée par la défense.

La cour d’assises a auditionné, mercredi, les derniers témoins dans le cadre du procès de Lorenzo Di Francesco, accusé du meurtre de sa compagne Claudia Barbone, commis la nuit du 29 au 30 mai 2017 à Piéton. Après avoir écouté les experts en santé mentale, la défense a balayé la contrainte irrésistible qui aurait permis d’acquitter Lorenzo Di Francesco. Il lui restait une cartouche : l’excuse de provocation. La question sera posée au jury. En annonçant à son compagnon qu’elle avait un amant, Claudia Barbone a-t-elle provoqué Lorenzo Di Francesco ? Cette question sera au coeur du débat qui animera la cour jeudi.

La nuit du 29 au 30 mai 2017, vers minuit, une violente dispute a éclaté dans une maison située le long de la rue Neuve à Piéton. Alors que leurs enfants et leur nièce étaient couchés, Lorenzo et Claudia se sont disputés. Depuis un mois, les disputes étaient fréquentes au sein du couple car il la soupçonnait d’avoir un amant mais cette nuit-là, les cris étaient plus forts que d’habitude.

La nièce du couple, entendant sa tante qui criait son nom, est descendue et a vu son oncle qui portait de violent coup de poing à sa compagne, qu’il étranglait. Il est ensuite allé dans la cuisine pour chercher un couteau et l’égorger.

Quand la police est arrivée, Lorenzo Di Franscesco était couché sur le ventre, à côté de la dépouille de sa compagne. Il tenait l’arme du crime en main, et il s’était donné sept coups, se tailladant le cou. Selon un policier, il semblait hagard.