C’est désormais acté, la ville est propriétaire de la gare de La Louvière-Centre. Le conseil communal était invité à voter le point ce mardi soir : il l’a été à l’unanimité. Le dossier ne date pas d’hier. En 2018 déjà, les discussions allaient bon train entre la ville et la SNCB pour envisager l’avenir du bâtiment. La ville avait ainsi financé une étude de faisabilité en vue de l’aménager et d’accueillir les services de la zone de police, tout en maintenant l’accueil des usagers du rail.

Dans le même temps, l’on apprenait qu’un budget de 800 000 euros serait consacré à la réalisation de travaux destinés, notamment, à la modernisation du couloir sous les voies. Le dossier a depuis lors continué de s’étoffer, sans que les grandes lignes n’en soient modifiées. "La SNCB nous avait déjà octroyé un droit réel via un bail emphytéotique puis nous avait sollicité pour envisager un rachat ferme", précise Jacques Gobert (PS), bourgmestre. "Le cahier des charges est prêt, nous allons pouvoir lancer l'avis de marché et désigner les entreprises. Nous attendons cependant une confirmation de la SNCB sur le plan technique, puisque la fonction de gare est maintenue."

La ville pourra alors lancer l'adjudication. "Le prix de vente du bâtiment, à savoir 660 000 euros selon l’offre que nous avions émise et qui avait été acceptée, tient compte de la présence d’amiante", précise Emmanuelle Lelong (PS), échevine."Il tient donc compte de l’état du bâtiment et des travaux qui devront y être entrepris." Le bourgmestre se montre lui aussi rassurant. "Un bureau d’étude spécialisé a établi un inventaire amiante et a répertorié les lieux et matériaux concernés. Lorsqu’il s’agit de travaux de rénovation, personne n’est jamais à l’abri d’une surprise mais dans notre chef, toutes les précautions d’usage ont été prises pour savoir à quoi s’en tenir."

Restera donc à entreprendre lesdits travaux et à aménager le bâtiment pour qu’il puisse accueillir les services de police, à l’étroit dans les locaux de la rue de Baume. Deux entrées sont prévues : l’une réservée aux services de police, accessible 24 heures sur 24, la seconde utilisée par les navetteurs de la SNCB. On notera que la fresque, visible dans la salle des pas perdus, sera normalement conservée.

Les élus de l'opposition ont salué l'avancement du dossier. "Raser la gare du Centre n'aurait été positif ni pour la mobilité, ni pour notre patrimoine", a par exemple souligné Olivier Destrebecq (MR+). "Cette acquisition est une excellente chose, sachant qu'en plus la police s'y installera, ce qui permettra une meilleure sécurisation des lieux à deux pas du centre-ville."

Le bourgmestre a bon espoir que les travaux puissent être lancés dans le courant du second semestre 2022.