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Selon l’échevin des travaux, il faudra encore au moins deux mois et demi avant qu’ils ne soient terminés.

La patience a ses limites et chez certains habitants de la rue Fonds des Eaux, à Haine-Saint-Paul, elles sont désormais atteintes. Comme souvent dans pareil cas, c’est sur les réseaux sociaux que la grogne a été la plus virulente. Plusieurs riverains dressent ainsi la liste des désagréments auxquels ils sont confrontés depuis le mois d’avril, date du début des travaux dans la rue.

Interdiction de stationner, poubelles à remonter en début de rue, poussières et boues, maisons ensablées, tremblements et fissures,… Pour les riverains, c’en est trop. "Nous sommes plusieurs à avoir des dégâts au niveau des habitations. La rue n’a pas été conçue pour des travaux de cette envergure", peste un riverain, qui se demande qui en assumera la responsabilité.

Comme d’autres, il s’est également inquiété de la sécurité de ses voisins, plus particulièrement encore des personnes âgées. "Cela fait plusieurs semaines qu’elles ne sortent plus de chez elles. Ce n’est pas donné à tout le monde de remonter la rue à pied. Une chaise roulante ? Impossible, les trottoirs sont encombrés. Une ambulance ? Je préfère ne pas y penser !"

Si tous sont conscients que la rue devait faire l’objet d’une réfection, ils s’étonnent du déroulement des opérations. "D’autant plus que seule la rue va être réparée ! Les trottoirs vont rester en l’état, faute de moyens financiers. En plus de six mois, ils ont été rafistolés quatre ou cinq fois mais ils ne seront pas refaits à neuf. Et dans deux ans, on recommence ?"

Contacté à ce propos, Antonio Gava (PS), échevin en charge des travaux, ne cache pas vraiment son agacement. "On râle parce que les rues sont en mauvais état, et on râle parce que l’on fait des travaux", regrette-t-il. "C’est toujours la même chose. Les travaux n’ont débuté qu’avec une semaine de retard et se poursuivent. Il faudra compter encore environ deux mois et demi de chantier."

L’échevin explique par ailleurs que si du retard a été pris, c’est parce que la bonne collaboration des interventions a été assurée. "Il a fallu attendre la venue de la Société Wallonne des Eaux et d’ORES. S’ils n’étaient pas venus et que dans six mois, on rouvre la route, je ne vous dis pas les commentaires que l’on aurait pu lire ou entendre. Il faut bien rester conscient que l’on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs. Oui, nous comprenons le ras-le-bol mais il faut passer par là."

Antonio Gava, qui n’a repris la compétence des travaux qu’en octobre dernier, a par ailleurs assuré qu’il faisait son possible pour que les trottoirs soient également refaits. Mais à ce stade, aucune promesse ne peut être formulée.