Comme Binche ces derniers jours, la Cité des Loups restera silencieuse, privée des tambours et du son des sabots qui battent le pavé. À La Louvière comme ailleurs, les autorités communales n’ont pas pu prendre le risque de donner le feu à l’organisation de la saison carnavalesque. Elles ont en revanche planché sur un programme alternatif en collaboration avec les sociétés carnavalesques afin que, malgré tout, le folklore perdure.

"Tout le monde sait quelle importance revêt le carnaval à La Louvière", souligne le bourgmestre, Jacques Gobert (PS). "Les conditions sanitaires nous empêcheront de vivre nos carnavals cette année encore mais nous voulions faire en sorte de souffler sur les braises, que l’âme de notre folklore continue à vivre." Depuis plusieurs mois déjà, les différents services communaux, partenaires et sociétés travaillent à l’élaboration d’une campagne "Bî-n râde inchène", comprenez "bientôt ensemble."

Ainsi, les citoyens seront invités à manifester leur soutien via la publication sur les réseaux sociaux de photos et de l’hashtag Bî-n râde inchène ou à la pose d’affiche à la fenêtre, distribuée dans le prochain bulletin communal. » La ville et les sociétés annoncent encore que des airs de gilles seront joués au carillon depuis le clocher de l’église Joseph, à l’occasion de la soumonce générale (27 février, 15 heures) et du Laetare (14 mars, 9 heures). En rue, la sonorisation du centre-ville diffusera des airs de gilles durant les trois jours du Laetare. Et pour permettre aux citoyens de malgré tout vivre leur folklore, diverses activités seront proposées.

À commencer par une chasse aux trésors (entre le 27 février et le 28 mars) dont l’objectif sera de parcourir les vitrines des commerces à la recherche d’indices afin de répondre à un questionnaire ou encore l’exposition Laetare au fil du temps, proposé par Centrissime et destiné à plonger les Loups dans l’histoire de leur folklore. Enfin, notons que d’autres initiatives verront le jour dans les prochains mois et en début d’année 2022, à l’aube de la prochaine saison carnavalesque.

Un spectacle sons et lumières, conçu par Dirty Monitor, sera ainsi proposé à l’ensemble de la population dès que les conditions sanitaires le permettront. D’ici là, heureusement, l’aspect esthétique de la Cité des Loups sera soigné. Les bâtiments communaux (hôtel de ville, maisons communales, CPAS,…) seront décorés aux couleurs du carnaval. Des éléments du folklore, par exemple des bannières, montages, mimosa, seront quant à eux installés sur les places, aux entrées et lieux emblématiques de la ville. "Le soir et la nuit, des images projetées s’inviteront sur nos murs, un peu partout", ajoute Laurent Wimlot (PS), échevin en charge de l’animation de la cité.

Une exposition temporaire sera aussi installée jusqu’en avril prochain sur la place communale. Les badauds pourront y découvrir sept cubes, sur les faces desquels seront disposées des photos évoquant le carnaval. Une œuvre réalisée par les élèves des sections soudure et mécanique usinage de l’institut Saint-Joseph et représentant une grosse caisse, un tambour et un ramon sera également placée dans les anciennes communes, au fil de la saison carnavalesque.

Ces carnavals 2021 seront donc différents… Mais pas pour autant inexistants.