Les deux élus sortants vont finalement siéger en tant qu’indépendants

Jonathan Christiaens, échevin sortant, et Michel Bury, conseiller sortant et président de la section locale du MR, viennent de signer les papiers du divorce avec les Réformateurs. Les deux élus louviérois ont en effet pris la décision de quitter leur parti pour siéger au conseil communal en tant qu’indépendants.

C’est pourtant bien sous la bannière MR-IC que les deux hommes s’étaient présentés. “Avant la campagne, j’avais déjà participé aux assemblés d’un groupe de réflexion citoyenne formé de personnes de tout horizon. Ça fait déjà un moment que je suis convaincu que les partis traditionnels n’ont plus de raison d’être au niveau local. Il est important que les élus locaux puissent agir sur le terrain sans dépendre d’un niveau supérieur”, justifie Jonathan Christiaens.

Pourquoi dès lors ne pas avoir quitté le MR plus tôt, avant les élections ? “J’ai eu un espoir lors de la constitution de la liste dites citoyenne. Mais j’ai finalement eu l’impression que le “IC” ne pesait pas dans la balance, le parti a gardé trop de poids. Au lendemain des élections, l’appellation citoyenne avait d’ailleurs pratiquement disparu. Ce n’est pas de cette façon que je concevais les choses.”

Malgré tout, l’échevin sortant n’a pas l’impression d’avoir trompé l’électeur. “Je pense que j’aurais davantage trompé l’électeur en siégeant en tant que MR et en ne tenant pas la ligne du parti qu’en prenant la décision de quitter le groupe. Je pense que les citoyens ont davantage voté pour nous en tant que personne et non pas parce que nous étions sur la liste MR-IC et d’une certaine couleur politique. Je préfère être plus libre tout en gardant mes convictions.”

Pour Olivier Destrebecq, chef de file du groupe MR-IC, cette décision n’est pas vraiment surprenante. “Nous n’en avons pas discuté mais c’était plutôt latent. Je respecte leur choix et leur souhaite bonne route mais cela ne m’empêche pas d’estimer que la façon de faire est peu démocratique. Ils confisquent au groupe deux sièges et détournent ainsi la volonté des citoyens.” Une rencontre devait se tenir hier soir.