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Le projet Fratries à tisser vise à inclure les fratries dans la prise en charge d'un patient porteur de handicap ou gravement malade.

Trouver ou retrouver une place dans une fratrie lorsque l’un des enfants est porteur d’un handicap ou souffre d’une maladie grave n’est pas toujours chose aisée, que du contraire. Si la vie du patient est forcément chamboulée, celle de l’entourage aussi. Pour aider les frères et sœurs à gérer cette situation, le groupe Jolimont vient de mettre sur pied le projet “Fraries à tisser.”

Développé avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin, sur base de l’expertise de l’association Fratrie HA et du vécu de jeunes frères et sœurs, le projet a vocation à répondre à un réel besoin. “Nous avions participé à la séance d’information proposée par la Fondation Roi Baudouin après qu’elle ait mené une étude sur les besoins des fratries et cela a provoqué une réelle prise de conscience”, explique Isabelle Linkens, directrice générale du pôle enfance, santé mentale et assuétudes.

“Nous faisions déjà beaucoup de choses en ce sens mais nous avons décidé de mettre en place un comité de pilotage interne avec une représentation multidisciplinaire. L’objectif est de permettre l’accompagnement de la fratrie dans toutes les étapes rencontrées lorsque l’on a une sœur ou un frère malade ou porteur d’un handicap.” À commencer donc par l’annonce d’un diagnostic. “L’équipe médicale de pédiatrie prendra le temps qu’il faut pour expliquer les choses et répondre aux questions de l’enfant.”

Un moment sans tabou qui permettra aussi aux parents, en parallèle, de gérer leurs propres émotions. “Dans le suivi médical du patient, une attention sera portée sur la fratrie afin de s’assurer qu’elle se porte bien. Si un besoin de soutien se fait ressentir, des consultations au service de santé mentale pourront être proposées grâce à la bonne coordination des différents partenaires médicaux.” Enfin, le groupe Jolimont souhaite mettre en avant les temps de répit pour tous.

“Le handicap ou la maladie peut fortement solliciter la famille et avoir des répercussions sur sa mobilité, sur les possibilités de temps libre”, poursuit Isabelle Linkens. “La fratrie sera dès lors prioritaire pour participer aux stages organisés par l’accueil extrascolaire. Nous voulons vraiment faciliter les moments de répit et que ni l’aspect financier, ni la mobilité ne soit un frein.” Le projet n’en est qu’à ses débuts et le comité de pilotage évaluera régulièrement le projet pour l’adapter aux besoins. Les premiers retours sont en tout cas déjà positifs.