La société Spaque entame la déconstruction des bâtiments.

C'est la fin d'une longue histoire industrielle à La Louvière. Le site de la Verrerie Houtart est sur le point de disparaître. Une première étape de travaux de réhabilitation vient effet de débuter. Dès cette première semaine de décembre, l'entreprise Spaque (chargée de la réhabilitation des décharges et des friches industrielles polluées) entreprend la déconstruction sélective des anciens bâtiments.

Ce projet de déconstruction s'inscrit dans le cadre de la programmation FEDER 2014-2020. Ce site est installé à un endroit stratégique : proximité immédiate du centre-ville et délimité au nord par une ligne de chemin de fer, à l’est par la rue Edouard Anseele, et au sud par la cité du Bocage et par le terril Saint-Hubert. D’une durée de 95 jours ouvrables, ces travaux permettront, ensuite, la réalisation d’une campagne d’investigations sur l’ensemble du site avant d’entreprendre l’assainissement des sols.

En avril 2014, une étude préliminaire (sans analyse de terrain) a été réalisée par l'IDEA. Il en était ressorti une forte probabilité de pollution généralisée par les métaux lourds et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La présence de polluants comme les hydrocarbures pétroliers et les hydrocarbures aromatiques monocycliques (BTEX) avait également été suspectée. Des familles de polluants comme les polychlorobiphényls (PCB) ou les cyanures étaient également considérés comme des contaminants potentiels.

Une fois assainis, les 2,61 hectares disponibles pourraient accueillir une micro-zone d’activités de loisirs, en cohérence avec le complexe aquatique communal voisin "Le Point d’eau". À noter que la piscine louviéroise a elle-même été érigée sur le site Moulin Dambot, réhabilité par la Spaque en 2004.

Pour rappel, les premières activités de l’ancienne verrerie Houtart avaient débuté en 1859. Dans les années 1880, l’établissement comptait deux fours pour le verre de vitrage, un four à bouteilles et quatre fours à étendre. Après 1890, l’usine, devenue la SA des Verreries de La Louvière, ne fabriquait plus que du vitrage. La faillite était intervenue en 1893. D’autres activités s’y sont succédé, notamment un marchand de bois, une fonderie de métaux et un dépôt de charbon.