Il n’y a désormais plus qu’à patienter. Dans un mois, la RAAL saura si le dossier déposé dans le cadre du nouvel appel à projets lancé par la ville et visant la redynamisation du site du Tivoli est jugé recevable ou non. Une étape cruciale pour le club, qui espère toujours pouvoir construire un stade flambant neuf, répondant aux normes de la D1A et d’une capacité de 8600 places. Lors de sa première tentative, la RAAL avait été frappée d’irrecevabilité, entre autres pour non-respect de la clause Orban.

En février dernier, le conseil communal louviérois votait la relance de l’appel à projets, des précisions quant au respect de cette clause particulière ayant été apportées. "L’interprétation de cette clause a été revue et nous y avons répondu différemment", souligne Toni Turi, directeur général de la RAAL. "Sur le projet en tant que tel, très peu de modifications ont été apportées. Mais nous sommes confiants, nous y croyons !"

Il faudra désormais prendre patience. L’appel à projets se clôturait ce 19 avril. La ville dispose désormais d’un délai de 30 jours pour communiquer de la recevabilité ou non du projet. Après quoi une période de négociation débutera. "Il est impossible, à ce jour, de préciser les éléments qui pourraient faire l’objet de négociation", précise Jacques Gobert (PS), bourgmestre de La Louvière. "Tout dépendra du dossier soumis par la RAAL, qui est par ailleurs une nouvelle fois seule candidate."

Le bourgmestre espère que cette deuxième tentative sera la bonne. "Bien sûr, nous espérons que ce projet pourra être mis en œuvre. Mais cela ne dépend pas de nous. Nous espérons que la RAAL a bien pris en compte tous les éléments constitutifs de l’appel à projets, y compris la clause Orban, qui peut apparaitre comme une contrainte mais à laquelle nous ne pouvons pas déroger." La phase de négociation sera menée par un comité restreint, composé du directeur général et du chef de cabinet.

Le fond du dossier sera quant à lui évalué par un jury interne, constitué de la directrice du cadre de vie, du directeur de la Maison des Sports, d’un architecte du service travaux et de deux ambassadeurs du projet de ville. Un élu de l’opposition et un élu de la majorité participeront également aux échanges.

Si la RAAL obtient le feu vert de la ville, de très nombreuses étapes devront encore être franchies. "La route sera encore longue mais nous espérons avancer, étape par étape", ajoute Toni Turi. Le candidat retenu pour redynamiser le site du Tivoli profitera d’un bail emphytéotique d’une durée de 99 années et devra développer son projet sur ses fonds propres, dans les six années qui suivent la signature dudit bail.