À plusieurs reprises, des tensions ont éclaté entre les commerçants du centre-ville louviérois et des personnes précarisées qui occasionnaient des nuisances plus ou moins importantes. C’est pour éviter cette problématique et refaire un bilan global de la situation sociale que les autorités communales, la police locale et les membres du CPAS se sont récemment réunis. Plusieurs pistes de solution ont été évoquées afin de ramener de la sérénité et rendre le centre-ville « plus paisible et plus agréable » tant pour les commerçants et les citoyens que pour les personnes en situation de précarité.

"Il s’agit en réalité de réunions de travail, organisées tous les deux mois à peu près", explique Nicolas Godin (PS), président du CPAS. "Elles permettent de réunir tous les services concernés par une problématique et de temps à autre des intervenants extérieurs. Cette fois, c’est la situation du centre-ville qui a été plus spécifiquement abordée. Nous avons dû faire face, ces derniers temps, à des rassemblements qui entrainaient chez les citoyens et les commerçants un sentiment d’insécurité."

La thématique est sensible et le problème du sans-abrisme difficile. "On ne reste pas les bras croisés, c’est un travail continu qui est mené sur le terrain. Il est ressorti de cette dernière réunion que les efforts portent leurs fruits. Le bilan est globalement positif : les équipes du CPAS sont moins régulièrement intervenues et il en est de même pour la police, qui a été moins sollicitée. Ça a l’air d’aller dans le bon sens, même si nous nous devons de rester particulièrement attentifs."

Et ce afin d’éviter de simplement déplacer le problème. "C’est un risque dont nous sommes conscients et c’est pour cette raison que plusieurs services collaborent. Un important travail de sensibilisation est effectué auprès des personnes concernées : au niveau de la nécessité de respecter l’entourage et l’environnement pour les personnes précarisées, des réactions à avoir et des actions entreprises pour les commerçants et citoyens."

De manière concrète, on rappellera que le bar à soupe du CPAS a été déplacé et que deux projets sont toujours dans les cartons : l’extension de l’abri de nuit qui devrait permettre un passage de 12 à 24 lits et le projet housing first, qui consiste à sortir les SDF de la rue en utilisant le logement comme point d’ancrage en vue d’une réinsertion sociale. Les premiers bénéficiaires sont attendus très prochainement.