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La ville est par ailleurs en recours au conseil d'État.

En matière de taxes, les Louviérois ne sont pas gâtés. En juillet et septembre dernier, le conseil communal votait une série de nouvelles taxes avec pour objectif de redresser aussi vite que possible une situation financière difficile. Après avoir dû revenir sur sa décision de taxer les surfaces de bureaux et locaux dédiés à l’exercice d’une profession libérale, la majorité est contrainte de revoir deux autres règlements fiscaux.

Le premier concerne les emplacements de parkings mis gratuitement à disposition, le deuxième concerne la force motrice. En réalité, ces deux règlements n’ont pas reçu l’approbation des autorités de tutelle. "Au niveau de la taxe motrice, la tutelle a refusé l’adaptation des montants que nous proposions, soit un retour à un taux maximum puisque le soutien régional qui avait permis sa réduction n’est plus d’application", explique Laurent Wilmot (PS), en charge des finances.

Un recours au conseil d’État contre ce positionnement de la tutelle a été introduit. C’est aussi le cas pour la taxe concernant les parkings. "La tutelle rappelle qu’il s’agit d’une taxe qui n’est pas prévue dans la circulaire budgétaire. Cependant, elle est appliquée dans d’autres villes, notamment Mons, Liège ou encore Charleroi. Au nom du principe d’équité, nous estimons que si certaines villes bénéficient de dérogations, nous devrions aussi pouvoir en profiter."

Les recours au conseil d’État ont été introduits immédiatement après le retour de la tutelle, soit en septembre dernier. "Nous ne pouvons donc pas nous atteindre à prendre connaissance d’une décision avant le 31 décembre. Les règlements 2019 sont donc maintenus, avec un risque de préjudice pour la ville", ajoute l’échevin. Pour la Cité des Loups, le contexte budgétaire reste particulièrement difficile.

Rappelons qu’à la mi-septembre, le collège PS-Ecolo annonçait une série de mesures, notamment la hausse de l’impôt sur les personnes physiques qui passait ainsi de 8,5% à 8,8%. Ce lundi, il faisait cependant volte-face, au moins pour cette année, par rapport à la décision de taxer les surfaces et locaux destinés dédiés aux professions libérales, estimant qu’il y avait trop de zones floues autour de son application.