C’est la fin d’une époque, et elle est plutôt accueillie avec soulagement dans la Cité des Loups. Dès l’année prochaine, c’est la ville de La Louvière, via sa régie communale autonome, qui assurera la gestion du stationnement sur son territoire. Le conseil communal vient en effet de dénoncer, à l’unanimité, la convention qui liait la ville à la société City Parking depuis le 20 avril 1993. 30 ans plus tard, la majorité entend donc reprendre la main.

C’est l’aboutissement d’une réflexion qui ne date pas d’hier. À plusieurs reprises en effet, la ville a fait savoir qu’elle était mécontente de la gestion du parking par la société privée. "Les modalités de ce changement doivent encore être définies mais soyons clairs, nous souhaitons reprendre la main sur l’organisation du stationnement sur l’ensemble de notre territoire", a confirmé le bourgmestre, Jacques Gobert, lors de la dernière séance du conseil communal.

"Certaines choses ont bien entendu déjà été évoquées mais le travail n’est pas suffisamment avancé que pour venir avec des propositions aujourd’hui. Dès que nous y verrons plus clair, nous reviendrons dans tous les cas devant l’assemblée afin de lui soumettre nos propositions." À ce stade, tout juste sait-on que c’est bel et bien la régie communale autonome qui reprendra à sa charge cette responsabilité.

Le stationnement sera-t-il globalement payant, plutôt gratuit ou s’agira-t-il d’un mélange des deux formules ? Quel prix sera pratiqué et quelles en seront les conditions ? Autant de questions qui restent pour l’instant en suspens. Depuis 1993, City Parking disposait de la concession de service public pour l’installation d’appareils horodateurs et la gestion d’environ 800 places de parking, situés sur et aux abords de la place Maugrétout, et d’un bail emphytéotique pour la construction et l’exploitation du parc de stationnement d’environ 123 places sous cette même place.

Le collège communal doit désormais informer la société de sa volonté de mettre un terme à cette convention, ce qui devra être fait au plus tard un an avant l’échéance de cette dernière, soit pour le 19 avril prochain au plus tard.