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Le point sera soumis au vote du conseil communal ce mardi soir.

En juillet et en septembre dernier, le conseil communal de La Louvière (majorité contre opposition) votait une série de nouvelles taxes dans l’espoir de redresser aussi vite que possible la situation financière difficile de la commune. Parmi ces taxes, l’une avait fait grand bruit. Elle concernait les surfaces de bureaux et locaux affectés à l’exercice d’une profession libérale.

Rapidement, l’inquiétude avait gagné les commerçants et la ville avait dû réagir. Ce lundi, cette dernière annonce finalement sa volte-face. "Calquée sur la circulaire budgétaire de la région wallonne, la nouvelle taxe s’est avérée, à l’usage, sujette à interprétation. Par ailleurs, le règlement s’est montré trop imprécis", explique-t-elle par voie de communiqué à l’issue d’un collège communal.

Ce mardi soir, le conseil communal sera donc invité à voter l’abrogation de ce règlement pour l’année 2019. Une nouvelle qui devrait en ravir plus d’un puisqu’une véritable levée de boucliers semblait s’organiser contre cette mesure. Sur Facebook notamment, un Louviérois concerné invitait toutes les personnes visées à se rendre au conseil de ce mardi soir.

"Les professions libérales délivrent des services et non des marchandises et certaines professions demandent plus de surfaces que d’autres afin d’assurer sécurité, confort, discrétion, etc. Ces surfaces n’engendrent pas nécessairement plus de revenus pour autant, que du contraire, elles peuvent générer plus de charges énergétiques, d’entretien et frais de sécurisation", expliquait-il sur Facebook.

Un avis partagé par beaucoup, qui se refusaient à déclarer plus que le strict minimum en matière de surfaces. Il y a quelques jours, la ville avait de son côté tenté de se montrer rassurante, expliquant que cette nouvelle taxe ne concernait que "les surfaces de bureaux et locaux dédiés à la pratique d’une profession à caractère intellectuel ou conceptuel exercée librement ou sous le contrôle d’une organisation professionnelle", citant à titre d’exemple les avocats, médecins, huissiers ou encore notaires et insistant sur le fait que « les activités commerciales n’étaient pas concernées. »