Les citoyens sont invités à participer à ce travail de mémoire.

Jamais la Belgique n’avait connu une crise sanitaire de cette importance. Cette dernière donne dès lors lieu à des moments très particuliers que les archives de la ville et du CPAS de La Louvière souhaitent préserver. Une cour d’école sans enfants, des rues désertes, des bus vides mais des magasins pris d’assaut,… sont autant d’exemple de scènes de vie en confinement qu’il est important d’immortaliser.

Un appel aux citoyens est dès lors lancé. "Nous avons déjà reçu quelques clichés mais la dynamique n’est pas encore lancée", explique Thierry Delplancq, archiviste de la ville et du CPAS de La Louvière. "Ce sont des moments clés de la vie internationale, nationale et donc louviéroise. Nous nous devons, en tant qu’archivistes, de préserver cette mémoire. Une rue vide ou des gens qui applaudissent à leur fenêtre à 20 heures, ça a quelque chose d’interpellant, ça marque les esprits !"

Si la participation citoyenne est essentielle pour mener à bien ce travail, pas question bien sûr de braver les interdictions. "Nous ne demandons évidemment pas aux citoyens de prendre le moindre risque ! C’est un travail très différent de ce que l’on a pu faire dans d’autres circonstances, par exemple les attentats de Bruxelles, où il fallait être sur le terrain. Ici, nous n’y arriverons pas sans l’aide de la population. Chacun peut mettre sa pierre à l’édifice."

L’objectif est bien entendu de constituer un patrimoine commun utilisable à l’envie. "Archiver, ce n’est pas simplement conserver quelques clichés dans une boite placée au-dessus d’une armoire. Ce travail doit pouvoir être utilisé au niveau historique. Immortaliser le présent pour le futur, c’est notre rôle. Et c’est primordial car l’on sait que la mémoire n’est pas infaillible et dispose de cette capacité à oublier certains éléments."

Les clichés, vidéos ou témoignages peuvent être adressés en fichier WeTransfer à l’adresse thierry.delplancq@lalouviere.be en mentionnant les coordonnées complètes.