C’est un phénomène en pleine explosion, qui occupe de plus en plus les forces de police et qui nécessite dès lors une attention particulière, y compris de la part des autorités communales. C’est pour tenter d’endiguer la problématique que la ville de la Louvière a décidé de demander une modification de son plan stratégique de sécurité et de prévention (PSSP) afin de pouvoir y inclure la lutte contre la cybercriminalité.

"La nature de la criminalité évolue et à l'heure où celle-ci se déplace de plus en plus vers les espaces en ligne, il nous apparait indispensable d'adapter notre politique de sécurité et de prévention en conséquence", confirme Noémie Nanny (PS), échevine en charge du PSSP. Cette modification va permettre la subsidiation de deux projets à destination de publics particulièrement exposés à la cybercriminalité.

À savoir les jeunes, via une campagne de lutte contre le phénomène de cyberharcèlement. "Des enseignants, des éducateurs, des membres de services d’accompagnement et des policiers suivent des formations dispensées par l’Université de Mons. Ces formations ont pour objectif d’équiper toutes les écoles louviéroises de dispositifs pédagogiques permettant de prévenir les cas de cyberharcèlement." Une fois ces dispositifs en place, les écoles pourront être équipées de l’application CyberHelp.

Un deuxième focus sera mis sur les seniors via une campagne d’information et de sensibilisation aux mesures et méthodes permettant de prévenir les vols par la ruse en ligne. La modification du PSSP, voté lors du dernier conseil communal, doit désormais être validé par le SPF Intérieur. "Par ces projets, nous souhaitons apporter une réponse concrète et adaptée et protéger les Louviérois les plus exposés à ces nouveaux fléaux", ajoute l’échevine.

Preuve de la nécessité de miser aussi sur la prévention, notamment en matière de cyberharcèlement, toutes les écoles de l’entité louviéroise, tous réseaux confondus, ont adhéré au projet qui leur a été présenté.