La problématique est loin d’être neuve et pourtant, à ce jour, aucune solution satisfaisante, au regard des riverains, n’a pu être proposée pour sécuriser la rue de Longtain, à La Louvière. Plusieurs accidents y ont déjà été déplorés, y compris dans sa prolongation. Les riverains du quartier, mais aussi le personnel hospitalier du groupe Jolimont et ses patients, s’y sentent en danger et réclament à cor et à cri des aménagements.

Sébastien Vandenbussche, propriétaire d’un logement situé à la rue de Longtain, s’en est fait le porte-parole lors de la dernière séance du conseil communal. Ce dernier est venu réclamer un état des lieux des mesures envisagées par les autorités communales pour lutter contre la vitesse, les problèmes de stationnement ou encore les nuisances sonores et les vibrations, liées au revêtement de la voirie, qui provoquent notamment des fissures dans les habitations.

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"Les nuisances sonores ont diminué à la suite d’une première intervention mais il y a encore un souci important au niveau des vibrations", a regretté le citoyen. "Selon un voisin, il apparait que dans les années 70, un souci d’égouttage a provoqué un effondrement de voirie, ce qui pourrait peut-être expliquer un problème plus structurel ? Difficile à dire, mais aujourd’hui, un pan de mur en béton s’est effondré et une porte menace de sortir de ses gonds tant les vibrations sont puissantes."

L’échevine de la mobilité, Nancy Castillo (Ecolo) a confirmé que la rue de Longtain était un axe de liaison extrêmement fréquenté : on y dénombre en effet quelque 10 000 véhicules par jour. "C’est aussi un axe fort sinueux et étroit, ce qui ne nous offre qu’une marge de manœuvre très réduite", a-t-elle regretté. "En 2015, des dispositifs ralentisseurs avaient été installés mais quelques mois plus tard, les riverains réclamaient leur retrait."

Par ailleurs, les mesures de vitesse n’alertent pas vraiment les autorités. "On peut avoir une impression de vitesse mais le lidar, placé en 2020 et en 2021, ne confirme pas cela. En 2020, sur 42 196 véhicules contrôlés, 35 PV ont été dressés. En 2021, la vitesse la plus haute enregistrée était de 65 km/h. Le placement d’un radar permanent, répressif, ne se justifie par particulièrement mais surtout, reste inadapté à la configuration de la rue."

Et l’échevine de poursuivre : "l’installation de chicanes n’est pas non plus possible parce que pour permettre le passage de bus articulé, elles devraient être trop espacées et ne joueraient dès lors pas leur rôle. Le placement d’un feu-rouge ne peut pas non plus être envisagé du fait de la proximité de l’hôpital et des urgences. On ne peut pas risquer de créer des ralentissements ou un embouteillage." En d’autres termes, proposer des solutions est compliqué.

"La rue de Longtain et la rue Notre Dame de la Compassion vont faire l’objet de projet de réfection", a ajouté l’échevin des travaux, Antonio Gava (PS). "Le passage clouté face à Jolimont sera repeint pour être plus visible, la voirie sera rénovée, comme les trottoirs. Le marquage du carrefour de Longtain sera revu mais nous ne pouvons pas en faire beaucoup plus, d’autant plus que nous devons impérativement nous coordonner avec l’hôpital de Jolimont."

Le placemenent d’un radar préventif pourrait être envisagé. La zone de police de La Louvière a, de son côté, introduit un dossier pour l’installation d’un radar fixe mais rien n’est encore joué.