Après des hommages appuyés aux victimes du drame de Strépy-Bracquegnies ce samedi et ce dimanche, les festivités ont repris presque normalement dans la Cité des Loups, à l’occasion du Laetare. La météo printanière de ce week-end et de ce lundi a très clairement poussé les fêtards à profiter pleinement de l’ambiance du centre-ville et d’une liberté retrouvée après deux longues années de restrictions sanitaires et de privation d’événements festifs.

Du côté de la police locale de La Louvière, on tire jusqu’ici un bilan positif du carnaval. "Nous ne disposons pas de chiffres de fréquentation mais il y avait effectivement beaucoup de monde à La Louvière, surtout ce dimanche", confirme Cristina Iacono, porte-parole de la police. "On a en revanche constaté une baisse de fréquentation à Houdeng, en comparaison avec les années précédentes."

Dans les deux cas, c’est surtout la bonne ambiance qui est à souligner. "Nous avons bien mis fin à quelques échauffourées mais c’est plutôt très bon enfant. Dimanche, nous avons comptabilisé trois arrestations administratives pour ivresse et trouble à l’ordre public. De dimanche soir à lundi matin, ce nombre est monté à dix. C’est donc un bon bilan." D’un point de vue sécurité, aucune mesure particulière n’avait été prise à la suite du drame de Strépy, une semaine auparavant.

"Renforcer les dispositifs n’était pas forcément possible de notre côté. Nous ne pouvons tout simplement pas placer toute une ville dans un périmètre de sécurité, en bloquer tous les accès. Les sociétés carnavalesques ont été sensibilisées lors d’une rencontre avec les autorités communales et nous avons constaté qu’elles étaient nombreuses à avoir placer des signaleurs à l’avant et à l’arrière des groupes mais aussi des véhicules en bout de cortège lors des ramassages."

Et de conclure : "Ces efforts méritent d’être salués mais il faut bien rappeler que dans ce drame, le seul et unique problème était un problème de vitesse, et non de sécurisation. Si le chauffard n’avait pas roulé à 90 kilomètres/heure, comme il le prétend, dans cette rue, la collision n’aurait peut-être pas pu être évitée mais les conséquences n’auraient peut-être pas été aussi dramatiques que celles que l’on connait."