Crise sanitaire oblige, le dispositif a dû fermer ses portes.

En décembre dernier, afin de répondre à une demande toujours plus forte d’accueil, le CPAS de La Louvière, en collaboration avec la Croix-Rouge et le Relais social, ouvrait un chauffoir/bar à soupe. Les personnes sans-abri et les publics plus précarisés pouvaient y trouver un peu de chaleur et de réconfort tout en dégustant une soupe et des boissons chaudes concoctées par la section horeca de l’IPES.

Le plan grand froid prendra officiellement fin ce 31 mars prochain (s’il n’est pas prolongé). L’heure est donc au bilan. "Malheureusement, ce bar à soupe a très bien fonctionné. C’est tout le paradoxe lorsque l’on évoque ce genre de dispositif : parler de succès est un échec, c’est la preuve qu’il y a un réel besoin", explique Nicolas Godin (PS), président du CPAS de La Louvière. Au moins de février, ce sont 47 personnes différentes qui sont passées par là.

"La crise sanitaire nous a contraint à fermer les portes du bar mais nous avons la confirmation que ce projet a vraiment du sens. La volonté est donc de pouvoir le maintenir et de le remettre sur pied dans les années à venir. Pas forcément au même endroit, car le bâtiment que nous avons occupé devrait être prochainement réhabilité. Mais il est important de pouvoir le garder car c’est un vrai plus pour répondre à la problématique du sans-abrisme et de la précarité."

Le contexte n’était évidemment pas propice à maintenir ouvert le dispositif. Il a donc fallu s’adapter afin d’assurer l’accueil et la prise en charge des personnes les plus vulnérables. "Nous avons décidé de travailler en réseau et de mutualiser tant le matériel que les effectifs", poursuit Nicolas Godin."À partir de ce lundi après-midi, les dispositifs des abris et jour et de nuit, du CPAS et de la Croix-Rouge seront rassemblés sur un seul site, la salle omnisports de Bouvy."

Chaque personne fréquentant ce dispositif bénéficiera d’un check-up médical et, en cas de présence de symptômes ne nécessitant toutefois par d’hospitalisation, pourra être orientée vers des logements spécifiquement dédiés par le CPAS. Les patients seront alors confinés et surveillés par du personnel médical professionnel. Une disposition évidemment nécessaire puisque l’on sait que les sans-abri, de par leur situation, sont plus exposés à une contamination par le coronavirus.