À quelques jours de Noël, le cadeau est on ne peut plus beau. La SPA de La Louvière vient en effet d’apprendre qu’elle allait bénéficier d’un subside conséquent à la suite d’un appel à projets lancé par la ministre du bien-être animal, Céline Tellier (Ecolo). Concrètement, une enveloppe de 49 000 euros va lui être octroyée afin de développer un projet qui portera sur deux axes : le premier concerne l’aide aux personnes SDF ayant un animal de compagnie, le second concerne la stérilisation des chats appartenant à des particuliers en difficulté financière.

Dans les deux cas, il s’agit d’une belle collaboration entre le refuge et le CPAS louviérois. "On sait que de nombreuses personnes sans domicile refusent d’aller en abri de nuit parce que leur chien ne peut y être accueilli", explique Gaëtan Sgualdino, président de la SPA. "Il s’agit en plus, bien souvent, de chiens de grande taille. Le subside de la Région wallonne va nous permettre de construire de nouveaux box, spécialement dédiés à la prise en charge temporaire de ces chiens."

Le refuge espère pouvoir aménager au moins quatre places, qui seront principalement utilisées en hiver, mais pas seulement. "Il s’agit d’un vrai plus car nous sommes à saturation. Le fait de pouvoir proposer ces places à des personnes SDF, qui auront la certitude que leur chien est bien accueilli, va leur apporter une considérable." Certains soins vétérinaires (déparasitage, puce, vaccins,…) pourront également leur être apportés en cas de besoin.

Le deuxième volet du projet permettra aux particuliers qui rencontrent des difficultés financières de stériliser et d’identifier leur animal à moindre coût. "On sait que la négligence ou la maltraitance découle malheureusement souvent de problème de précarité", poursuit Gaëtan Sgualdino. "Nous avons donc à cœur d’intervenir en amont, et espérons de ce fait réduire la reproduction des chats." Des chats qui, in fine, se retrouvent dans la nature avant d’être, s’ils ont de la chance, pris en charge par un refuge.

Les particuliers devront formuler leur demande d’aide auprès du CPAS. S’il donne son accord, un rendez-vous sera pris auprès d’un vétérinaire qui collabore au projet. Une stérilisation de femelle, qui coûte normalement 120 euros, ne coûtera plus qu’une quarantaine d’euros (et une vingtaine pour un mâle) tandis que l’identification de l’animal sera gratuite. "Le bénéficiaire doit donc toujours assurer une participation financière mais cela reste bien plus abordable pour lui."

Une rencontre entre le CPAS et la SPA doit se tenir dans le courant du mois de janvier pour baliser la mise en œuvre de ce projet, qui a clairement vocation à répondre à une problématique importante : l’accès aux soins vétérinaires et l’accueil des animaux de personnes précarisées dans des espaces dédiés.