Le memorandum d'investissement sera enfin clôturé dans les prochaines semaines.

Cela fait des semaines et des semaines que les anciens travailleurs de Durobor attendent. Leur projet de reprise de l'usine sonégienne n'a toujours pas été accepté par la Sogepa, bras financier de la Wallonie et propriétaire des murs de la gobeleterie. La constitution du dossier financier, en collaboration avec un consultant externe, prend en effet beaucoup plus de temps que prévu initialement.

"En ce début d’année, le consultant financier a poursuivi sa mission intensément pour consolider le dossier", explique le ministre wallon de l'économie Willy Borsus (MR), interpellé ce mardi matin par le député François Desquesnes (cdH). "Lorsque les hypothèses fondamentales du projet seront davantage étayées et justifiées, il faudra établir un Investment Memo, élément indispensable pour pouvoir présenter le projet industriel à des investisseurs tant publics que privés."

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Ce travail devrait logiquement se terminer dans les prochaines semaines. "Il est clair que le point critique reste la consolidation du chiffre d’affaires. D’autant plus au regard de l’historique de Durobor. Le travail du consultant consiste surtout à accompagner les travailleurs dans l’établissement de la stratégie commerciale, dans le positionnement de Durobor sur le marché et donc dans la sécurisation des volumes de vente et du chiffre d’affaires afin de couvrir les coûts fixes élevés et dégager les marges nécessaires à la durabilité du modèle économique. Il est essentiel de convaincre pourquoi ce projet réussirait alors que d’autres initiatives antérieures ont malheureusement échoué."

Une fois ce memorandum rendu, la prochaine étape portera sur l’évaluation de l’opportunité d’investissement de la Sogepa. "Fidèle à sa mission, la Sogepa analysera la demande de financement sur base de critères objectifs et rationnels", précise le ministre. "Il est certain que, si le projet peut être maintenu, il y a aussi lieu de trouver des fonds privés pour au minimum 50 % des besoins de financement."

"Le résultat net serait positif après trois années"

Pour rappel, un financier de l’ordre de 10 à 12 millions d’euros est estimé à ce stade pour relancer les activités de la gobeleterie. Le projet de reprise avancé par un groupe d'ex-travailleurs de Durobor prévoit de relancer deux lignes de production de verres timbales (sans pied) et d'engager une septantaine des 145 travailleurs présents avant la faillite en mai 2019. "Des investissements de 5 millions d’euros sont à prévoir pour remettre à niveau une partie de l’équipement industriel existant. Sur base du plan financier, le résultat prévisionnel net serait positif après trois années d’activités."