La RCA récupère plus d’argent que prévu et en dépense moins qu’estimé.

Cela fait désormais six années que la piscine Sportoase de Braine-le-Comte accueille chaque jour des centaines de nageurs. Ouvert en 2013, l'établissement continue donc de tourner à plein régime, pour le plus grand bonheur de la Ville, qui est propriétaire des lieux par le biais de sa régie communale autonome (RCA) Braine Ô Sports. "Cette sixième année est une excellente année pour la RCA qui récupère plus d’argent que prévu et en dépense moins qu’estimé", communique le conseil d'administration de la RCA qui s'est réuni pour analyser les chiffres.

Même si c'est elle qui est propriétaire, la piscine est mise en gestion auprès du groupe Sportoase dans le cadre d’un partenariat public-privé basé sur le fait que la RCA empoche toutes les recettes de la piscine et paie en échange une redevance annuelle à Sportoase.

Mais depuis l’ouverture de la piscine en 2013, les chiffres sont meilleurs que prévu. Sportoase récupère 80% du surplus des recettes, qui servent à payer les charges excédentaires liées à une meilleure fréquentation, et la RCA en garde 20%. "Par ailleurs, le plan d’affaires négocié prévoit aussi que si les charges de Sportoase sont moins importantes que prévues, un pourcentage est également remis à la RCA."

Pour l'année 2019, la RCA récupère ainsi un surplus de 114 666 euros (20% des recettes excédentaires) et également 82.249 euros de dépenses budgétisées mais non avérées. Soit 196 916 euros économisés par la Ville. "La piscine fait toujours l’objet de fantasmes financiers car elle coûte cher", commente le bourgmestre Maxime Daye, également président de la RCA sportive. "C’est vrai que c’est impossible d’avoir ce type de service public gratuit ou encore mieux faisant des bénéfices. Mais ici, le partenariat est gagnant car la piscine nous coûte pour cette année-ci près de 200 000 euros en moins que prévu."

Ce qui signifie que son coût réel est d'environ 500 000 euros pour sa gestion courante. "Par ailleurs, Sportoase récupère certes 458 667 euros d’excédent de recettes mais ses charges ont été augmentées de 524 106 euros, ce qui est finalement un équilibre pour la société privée grâce à sa marge bénéficiaire initiale du plan d’affaires. Contrairement à ce que dit la légende populaire, le groupe Sportoase ne se fait donc pas des bénéfices plantureux sur le dos du public", insiste Maxime Daye.