La police ne comptait plus de maitres-chiens dans ses rangs depuis plusieurs années déjà.

Ce vendredi, la police locale de La Louvière dévoilait les priorités de son plan zonal, parmi lesquelles la sécurité routière, la lutte contre les faits de violence et la cybercriminalité. Elle en profitait également pour présenter officiellement le groupe Alpha, unité d’appui opérationnel, et dans un second temps l’unité K9, nouvellement mise sur pied.

"Nous avons posé un choix fort, celui de renforcer notre capacité à réagir face à une menace armée plus violente", explique le chef de corps, Eddy Maillet. Les attentats du 22 mars 2016 ont forcément penchés dans la balance quant à la constitution de ce groupe Alpha, composé de dix agents spécialement formés.

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"Nous y sommes contraints parce que nous devons bien constater que de plus en plus de personnes sont armées. Lors de perquisitions, nous avons déjà essuyé des tirs. Les milieux criminels sont eux aussi de plus en plus lourdement équipés. Il était important d’avoir dans nos rangs du personnel formé, bénéficiant de normes d’entraînement spécifiques, de matériel et d’armement adapté et ayant acquis des techniques particulières d’intervention."

La police a souhaité une intégration des membres Alpha dans le travail quotidien aux côtés des unités de terrain mais leur formation est nécessairement plus poussée. "C’est un investissement important pour nous. Au-delà des équipements spécifiques, ils bénéficient aussi entraînements cinq à six fois plus importants qu’un policier. Mais nous n’avons pas le choix et c’est une véritable plus-value."

Autre plus-value sur le terrain, l’unité K9 (pour canine), composée de trois maîtres-chiens et de trois fidèles compagnons. Pour la police locale, le retour de cette cellule est une bonne chose. "Nous n’avions plus de maîtres-chiens depuis au moins six ou sept ans, faute de candidats volontaires. À mon arrivée, plusieurs personnes ont émis le souhait de se former en tant que maître-chien." Trois équivalents temps plein sont désormais disponibles. Un duo est d’ores et déjà opérationnel, les deux autres sont en fin de formation.

"Les retours sont déjà positifs, notamment en centre-ville où, lors de patrouilles ou en fin de soirée lors d’événements, l’appui du maître-chien se fait ressentir. L’animal joue un rôle dissuasif." Les trois duos participeront ainsi aux opérations et patrouilles de sécurisation, assureront une présence préventive lors des matchs de football et joueront un rôle de renfort au service intervention lors de contrôles de personnes, fouilles de bâtiment ou encore lors d’interventions houleuses.