Centre Un préavis a été déposé pour la période du 10 mars au 1er juin.

La période des carnavals dans les entités de Morlanwelz, Manage, Chapelle-lez-Herlaimont et Seneffe pourrait être fortement perturbée. La police de la zone de Mariemont a déposé un préavis de grève couvrant toute cette période. Il débutera le 10 mars, jour du carnaval de Morlanwelz, la commune du président de la zone de police Christian Moureau (PS), et se terminera le 1er juin de manière à couvrir toutes les dernières soumonces et les carnavals.

Depuis plusieurs mois, le personnel du service proximité se plaint en effet du manque d'effectifs. "Il y a une grosse surcharge de travail", explique Philippe Bailly, délégué SLFP Police. "Les agents de quartier ont donc demandé de revoir la répartition de la charge de travail. Mais rien n'a changé. Le syndicat a été prévenu le 23 janvier pour dénoncer cette situation catastrophique parce que beaucoup de gens sont proches du burn-out."

Dans la foulée, un comité de concertation a été mis en place avec le président de la zone de police. "Nous nous attendions à ce que certaines choses soient mises en place mais rien n'a été fait. Ce mercredi, nous avons à nouveau eu une réunion avec le chef de corps. Nous avons juste obtenu la réalisation d'une étude sur la charge de travail. Mais il reste des gros déséquilibres comme le double rôle pour le service des plaintes : les agents de quartier doivent assurer ce rôle au commissariat de quartier et au commissariat central. Il y a eu un refus catégorique de la part du chef de corps."

Ce qui a poussé le SLF Police ainsi que la CGSP Admi à déposer ce préavis de grève. "Le personnel voulait qu'un geste fort soit posé pour se sentir entendu", signale Philippe Bailly. "Mais il n'y a rien eu. Une réunion sera organisée à Bruxelles avant le 10 mars avec le comité de négociations afin de tenter de trouver une solution. Le personnel espère que les propositions, qui sont tout à fait réalisables, seront acceptées. Dans le cas contraire, il y aura des jours de grève."

Inutile de préciser que l’organisation des carnavals serait perturbée sans la présence des forces de l’ordre indispensables à la bonne tenue de ceux-ci.