La motion d'Ecolo a été rejetée.

C'est un dossier qui fait couler énormément d'encre ces derniers jours à Braine-le-Comte : le projet de porcherie industrielle à Ronquières. Ce lundi soir, il était mis sur la table du conseil communal par le groupe Ensemble et par Ecolo. Voilà notamment pourquoi la séance a duré plus de quatre heures. A lui seul, le dossier de la porcherie a retenu plus d'une heure de débats.

Le groupe Ecolo a ouvert le bal des discussions en proposant une motion. Celle-ci disait notamment "que toute nouvelle demande d'exploitation agricole comprenant un élevage industriel qui aurait une incidence sur l'environnement et/ou le bien-être animal soit validée par les citoyens, par exemple en ayant recours à une consultation populaire".

Comme les Verts, les autres partis ont expliqué prôner la participation citoyenne. La motion a tout de même été rejetée. Les réactions ont en effet fusé de la part des autres partis. Certains conseillers communaux ont signalé que des termes et critères n'étaient pas suffisamment étayés dans la motion. Mais c'est surtout le timing et la forme qui ont posé questions. 

Le texte ne cite pas explicitement le projet de porcherie à Ronquières mais il le sous-entend clairement. "Vous faites une motion qui est ciblée et qui stigmatise", a rétorqué le bourgmestre Maxime Daye aux conseillers Ecolo. "Evidemment qu'elle ne passerait pas. Si vous faites cela par rapport à des permis selon des critères précis, pourquoi pas. Mais ici, c'est beaucoup trop ciblé."

Il a donc été convenu que le groupe de travail sur la participation citoyenne se penche sur le sujet. "L'objectif final est d'obtenir un texte clair sur l'attitude à prendre par rapport à ce type d'exploitation", a répondu Nino Manzini (Ecolo). "Des gens sont inquiets et nous tentons de répondre à leur inquiétude de manière formelle. Si on peut se mettre autour de la table pour trouver un consensus pour avoir des garanties, ce n'est pas un problème."

En fin de séance, Yves Guévar (Ensemble) a exprimé la position de son groupe sur le sujet en questionnant le collège sur le bien-être animal, la mobilité ou encore les nuisances olfactives. "Ce projet va-t-il dans le sens de votre déclaration de politique communale qui favorise la production locale et les circuits courts ?", a-t-il notamment demandé. Ce à quoi le bourgmestre a expliqué que le collège avait un devoir de réserve durant la procédure d'enquête publique et qu'une réponse serait donnée à l'issue du processus.

L'enquête publique du projet de porcherie industrielle se clôture ce vendredi 6 septembre.