La crise sanitaire est malheureusement intimement liée à la crise économique. Déjà lors de la première vague, de nombreux indépendants ont dû faire face à des difficultés financières tandis que des salariés ont perdu leur emploi. Dans ces temps difficiles, les CPAS peuvent dès lors offrir une précieuse aide pour renflouer quelque peu le portefeuille. On observe toutefois une certaine réticence de la population à réclamer un coup de main du CPAS de leur commune. C'est notamment le cas au Roeulx.

"Il y a bien eu depuis le mois de mars une augmentation du nombre de demandes d'aides mais je suis certain que beaucoup de gens n'ont pas encore fait appel au CPAS", constate Martine Paternostre, présidente du CPAS du Roeulx. "Je lance donc un message : si vous avez des revenus limités à cause de la crise, osez venir demander de l'aide. N'ayez pas honte. Surtout que cela peut se faire en toute discrétion et qu'un subside nous est alloué spécialement."

Il est vrai que la commune du Roeulx a reçu, comme toutes les autres communes du pays, un coup de pouce non-négligeable de l'Etat fédéral. Pour le CPAS du Roeulx, cette aide culmine à 75 000 euros et est exclusivement dédiée pour octroyer des aides financières, matérielles, sociales, médicales, médico-sociales ou psychologiques aux usagers qui ont perdu une partie de leur revenu dans le cadre.

Si Martine Paternostre insiste sur la possibilité de réclamer une aide, c'est aussi parce que la période d'utilisation de la subvention s'achève le 31 décembre (même si une nouvelle subvention devrait suivre dans la foulée). "N'hésitez donc surtout pas à venir chez nous, même si vous n' êtes pas un habitué de notre institution. Beaucoup de gens n'ont pas dans leurs gênes de demander de l'aide au CPAS mais il n'y a aucune honte à avoir. Il y aura simplement une petite enquête sociale avant d'allouer les subsides."

Notons que le CPAS du Roeulx est lui aussi directement touché par la Covid-19. Trois assistantes sociales sont malades actuellement mais les services continuent de tourner presque normalement.