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Olivier Destrebecq, conseiller communal MR, évoquait un "test grandeur nature."

La rue Sylvain Guyaux pourrait-elle devenir piétonne d’ici quelques années ? C’est en tout cas le sentiment d’Olivier Destrebecq (MR), conseiller communal à La Louvière. Dans un communiqué, ce dernier fait part de ses craintes et estime qu’aller en ce sens signerait "l’arrêt de mort du commerce louviérois."

Si le conseiller a décidé de sortir sur le sujet, c’est parce que la rue est effectivement fermée à la circulation en ce moment. "Il serait question d’interdire la rue Sylvain Guyaux à la circulation des voitures. Évidemment, cette mesure ne peut être isolée du plan de mobilité et des autres modifications qui y seront apportées. Néanmoins, j’estime pour ma part qu’il s’agit d’une très mauvaise idée car elle impactera de manière violente le commerce."

Olivier Destrebecq reste conscient que ce genre d’initiative a porté ses fruits ailleurs, à Namur par exemple. Mais à ses yeux, "faire un piétonnier intégral et interdire la circulation dans la rue Sylvain Guyaux ne ferait que réduire encore un peu plus l’accessibilité des commerces." Convaincu que la majorité PS-Ecolo mène actuellement "un test grandeur-nature", le réformateur s’inquiète et insiste sur le fait qu’en matière de mobilité, aucune décision ne doit être prise sans tenir compte d’une variable importante, à savoir le projet Strada.

De son côté, le bourgmestre s’étonne de pareille sortie du conseiller. "Olivier Destrebecq m’a habitué à mieux, c’est ici ce que l’on pourrait appeler de la démagogie politique. C’est dommage", a-t-il souligné. "La rue est effectivement fermée à la circulation mais pour des raisons purement techniques. Rien, à l’heure actuelle, n’est défini quant à l’avenir de la rue Sylvain Guyaux." Cette dernière devra bien sûr faire l’objet d’importants travaux. Mais la majorité devra d’abord travailler de concert avec le Service Public de Wallonie (SPW), gestionnaire de la voirie.

"Un bureau d’étude sera prochainement désigné mais la commune n’a pas la main sur ce dossier. Olivier Destrebecq agite un épouvantail qui n’existe pas. Aujourd’hui, il est trop tôt pour évoquer même la possibilité de créer un piétonnier, il y a trop d’inconnues." La rue cependant bien rénovée, du bas jusqu’au carrefour du Drapeau Blanc.